• Chapitre 2

    La vie scolaire


     

    Perdue, elle été perdue. Cet établissement scolaire, était un vrai labyrinthe. Elle n'osa imaginer ce que lui réserverait l'université voisine, l'année prochaine.

    Son cours d'histoire s'était déroulé au troisième étage du premier bâtiment, maintenant, elle se trouvait au second étage du troisième bâtiment et ne savait pas où se situait le reste de sa classe. La panique commença à s'emparer d'elle. Des frissons l'attaquèrent en premier lieu, suivit de tremblements et des yeux humidifiés. Puis, les pires scénarios défilèrent dans son esprit.

    Les couloirs complètement déserts ne lui permettaient de s'en sortir. Si seulement un élève était là, ou un surveillant pour lui donner le chemin à prendre. Mais à présent elle était en retard, et elle devait incontestablement récolter un billet de retard, fait et tamponné tout droit à la vie scolaire. Chose qu'elle n'avait jamais faite auparavant. À vrai dire, elle était une élève modèle. Aucun retard, aucune punition et aucune heure de colle n'étaient à signaler dans son dossier scolaire. Elle pouvait en envier plus d'un, voir même se faire haïr par d'autres, ce qui était généralement le cas. Tout le monde la détestait car elle n'était pas ouverte aux autres, toujours enfermée sur elle même, dans ses univers fictifs où elle se sentait en sécurité. Loin des autres, elle pouvait accomplir tout ce qu'elle désirait, sauf que ça n'avait aucun effet dans le réel, le point négatif aux yeux de Jo. Plus d'une fois elle avait vu des séries et des films télévision qui mettaient en valeur le sujet des histoires écrites sur un parchemin ou un livre ensorcelé qui se projetait dans le réel fictif. La trilogie de « l'histoire sans fin » faisait partit des films favoris de Jo Niculae.

    Son sac pesait lourd sur son dos. Le poids devenait insoutenable au fil du temps et l'attirait vers l'arrière, donc elle dû compenser en se penchant en avant. Son pull en laine mauve qui était trop grand au niveau des manches et son jean moulant ayant la couleur bleue à la base qui teintait à présent sur le rose, la rendaient comme une étrangère venue tout droit d'un pays insolite, où les habitants de celui-ci ne connaissaient pas la ''mode'' Française. Ce n'était pas de sa faute si elle était vêtue ainsi, mais de celle de sa machine à lavée qu'elle maudissait.

    Tout comme l'humanité.

    La guerre, la pauvreté, les secrets des gouvernements, le réchauffement climatique, la déforestation, les animaux en voix d'extinction, et surtout l'Orchestre, cette superpuissance qu'elle méprisait plus que tout, rendaient la Terre encore plus faible et plus menaçante. L'humanité avait eu son ère de gloire sur ce monde, elle avait fait des millions de victimes – humains ou non – voir plus, uniquement pour survivre et se développer technologiquement au fil du temps. Maintenant, l'Orchestre avait sacrifié des millions de personnes durant la seconde Guerre Mondiale, spécialement pour conquérir le monde et réunir tout les pays en un seul et unique, afin de rendre le monde parfait. La liberté des hommes avait touchée à sa fin. Les États-Unis eurent le bon réflexe de fermer leurs frontières avant d'être contrôlés par un Empire inconnu. D'ailleurs, pour que l'Orchestre eu réussis à posséder le contrôle de plusieurs pays important sur différents secteurs dont le commerce Français, il devait détenir de bons avocats ou de bons arguments. Sauf que ça ne se jouait pas au tribunal : les dirigeants des pays avaient payés leur place et celle de leur nation au sein de cette superpuissance, comme si c'était pour les épargner, eux et la population qu'ils avaient à la charge. Quelque chose se tramait derrière l'Orchestre, quelque chose qui ne présageait rien de bon. Une étudiante non majeure qui enquêterait seule sur ce sujet n'arriverait à rien. Bien qu'elle aimerait connaître la vérité, et réagir face à ça, mais quel prix en payer ? Celui de la prison ? De la mort ? Non, Jo était folle mais pas à ce point là. Risquer sa vie pour un sujet qui n'intéressait personne, c'était inutile. Durant les six décennies de conquêtes de l'Orchestre, aucune révolte ne c'était dressée contre cette superpuissance. À croire que toutes les populations adoraient le régime qui leur était imposé. Les lois de l'Orchestre étaient toute aussi inepte les unes que les autres. Un monde parfait... en réagissant uniquement par des mots ? Non, ça ne pouvait pas changer à partir de simple mots.

    Les minutes défilèrent de plus en plus vite, et Jo paniqua. Elle ne tenta pas de toquer à différentes portes de cours, pour voir si c'était la sienne, par peur. Maintenant, il était trop tard pour rentrer en classe, à moins d'avoir une raison valable. Il fallait soit qu'elle demande de l'aide à un surveillant ou un membre de sa classe pour la guider, ou alors, aller à la vie scolaire, et voir ce qu'on lui dirait.

    Elle décida de quitter le troisième bâtiment pour chercher la vie scolaire – l'endroit où siégeaient les surveillants –, qui devait se trouver normalement à la frontière entre le lycée et l'université.

    Il était encore tôt, simplement dix heures du matin, et pourtant le ciel était sombre, couvert d'épais nuages qui grondaient au loin. La pluie allait être l'invité du jour, depuis le temps que les météorologues l'annonçaient il était temps. Mais aujourd'hui, il allait bel et bien avoir une averse. Un peu de pluie ne ferait pas de mal à personne.

    Jo accéléra le pas, et se trouva seule à l'extérieur. Les lieux étaient entièrement calme, une brise d'air chaud régulière vint faire claquer des volets proche, et provoqua également un sifflement à donner des frissons. Et deux individus qu'elle n'avait pas remarquée plutôt, se tenaient à sa gauche, à discuter sur le parking des enseignants. Jo ne s'intéressa pas plus, mais put apercevoir trois autres hommes vêtu de la même façon, traverser la cours en sens inverse d'elle. Ils possédaient une tenue des plus spéciale : une casquette où y était inscrit ''Sécurité'' dessus, une veste tactique, un pantalon standard des forces de l'ordre, et des chaussures Magnum Amazone noirs. C'était la sécurité de l'établissement scolaire, présent uniquement sous ordre de l'Orchestre. Leur rôle était simple : faire en sortes qu'aucun écolier n'évoque la moindre insulte au sujet du nouvel Empire, et de la culture Anglaise. Ils étaient uniquement présents pour les sensibiliser sur ce point là. Jo ne se sentait pas à l'aise avec eux dans le lycée. En plus, ils étaient armés et avaient souvent les mains sur leurs armes lors des récréation, de quoi effrayer les professeurs et les élèves. L'Orchestre était prêt à tout pour donner un futur à l'humanité. ''Suivez le droit chemin tracé, et tout se passera bien pour vous'', c'était ce que n'arrêtait pas de répéter le Président de la République à la télévision. Bien qu'il n'est plus aucun droit envers le peuple Français, il avait toujours gardé sa place, en tant que messager de l'Orchestre et dirigeant de simples choses non importantes.

    Enfin, Jo arriva dans le bon bâtiment. Quand elle rentra dedans, cela ne changea rien de l'extérieur ; le silence pesait sur la salle principale mais la température était différente : plus fraiche et donc meilleur.

    Une femme se tenait assise derrière un bureau, à regarder l'écran d'ordinateur sans ciller un œil. Une autre personne du même sexe avait le dos tourné à la porte, face à un mur. Elle tapotait son crayon en papier contre sa lèvre inférieur et de temps en temps, notait des mots sur un calepin qu'elle possédait entre les mains.

    Jo ne comprit pas pourquoi aucune des deux n'avaient réagit à son arrivée. Pourtant, elle avait fait assez de bruit pour réveiller quelqu'un endormi ; la porte claquait bruyamment. Elle fit donc semblant de se racler la gorge, et ça fit son effet.

    Oui ? demanda la personne qui écrivait sur son carnet en se retournant vers elle.

    Sur son visage, aucune marque de surprise ou autre était affiché. Simplement des rides causées au manque de sommeil.

    Excusez moi, mais je me suis perdue dans le troisième bâtiment, là où je suis sensée avoir cours.

    La femme cessa son activité et contempla l'étudiante qui était sincère. Perdue... Comment se perdre dans un lycée ? C'était bien la première fois qu'elle voyait une élève seule venir se présenter ici parce qu'elle c'était perdue. Cela était arrivé, mais par groupe d'écoliers, voir une classe entière qui ne localisait pas sa salle respectif.

    Comment tu as fait pour te perdre ?

    Eh bien... mon précédent professeur a voulu me voir à la fin de son cours, je suis donc restée, et c'était trop tard pour suivre le reste de ma classe. Je suis nouvelle de cette année, je n'ai pas encore mes repères dans cet établissement, expliqua Jo d'une voix fragile.

    La vie scolaire en forme de demi cercle possédait un bureau en son centre qui était relié contre le mur le plus proche, deux tableaux se trouvaient accrochés à un autre mur, ainsi qu'une porte fermée. La façade dirigeant vers la cour était une longue bée vitrée aussi sale que si elle se trouvait dans une banlieue. Les jeunes avaient tagués et peints cette vitre de bout en bout en pleine nuit. Il était impossible d'y voir à travers.

    La surveillante posa ce qu'elle avait entre les mains sur le bureau et croisa les bras en étudiant Jo qui n'osait bouger.

    Il est bien trop tard à présent pour que tu rejoignes ta classe. Pour une première journée, tu te fais remarquer, c'est dommage. Et louper les premiers cours de l'année peut-être handicapant pour toi, et rendre douteux tes professeurs à ton sujet.

    Je sais, admit Jo. Mais, ce n'est pas de ma faute.

    C'est la faute de personne, tout de manière, s'invita dans la discussion la surveillante qui ne quittait pas des yeux son écran.

    La jeune Niculae la dévisagea. Une femme d'une trentaine d'année ou du moins, qui avait le physique d'une trentenaire et qui ne détenait sûrement pas la patience de la pionne avec qui conversait Jo actuellement.

    Je suis désolé pour ma maladresse, je promets de ne plus être en retard.

    Des promesses ?! Au diable les promesses en l'air. À notre époque, on a qu'une seule parole et on la tient. On ne promet rien, ceux qui promettent, sont des bons à rien, des incompétents ! Des...

    Alors qu'elle parlait dans le vide, la plus gentille des femmes expliqua dans un murmure à l'adolescente :

    Laisse-là dire ce qu'elle pense. Elle a déjà perdu la tête à force en cinq ans de service ici. J'espère ne pas être comme ça quand je quitterais ce lycée.

    Sur ses mots, elle pouffa silencieusement, de quoi contaminer Jo qui esquissa un sourire.

    La surveillante l'invita à s'asseoir sur un siège le plus proche, tandis que des paroles sans audition parvenaient faiblement dans leurs oreilles.

    Je m'appelle Anne-Sophie, mais tout le monde ici m'appelle Anne-So. Et toi, qui es-tu ?

    Jo Niculae, fit la concernée.

    La pionne s'empara de son bloc note.

    Jo... Niculae, enregistra-t-elle. Quelle classe ?

    Terminale 5.

    Terminale 5, commenta Anne-Sophie tout en notant sur le papier.

    Le sac de cours sur les jambes, Jo eut l'impression de répondre à un questionnaire dans un commissariat, comme si elle avait commit un crime ou en était témoin. Puis, la façon dont la surveillante avait d'écrire tout en disant ce qu'elle immortalisait sur le carnet était bizarre. Comme si elle avait peur de se tromper pour que Jo la rattrape dans une éventuelle erreur.

    Bon, exceptionnellement, tu vas retourner en cours. Ton excuse est plus ou moins valable.

    Et... Qu'est-ce que je vais dire ? Puis, je ne sais toujours pas où se situe la classe...

    Anne-Sophie se leva de sa chaise, s'empara d'un livre épais présent sur un meuble, feuilleta plusieurs pages, puis demanda :

    Terminale 5 ?

    Terminale 5.

    Elle tourna d'autres pages, puis resta devant les mots gravés dessus, à lire quelque chose.

    Cours d'espagnol avec Mlle Rodriguez. Bâtiment trois, premier étage, classe 117. Je vais t'accompagner.

    C'était rassurant. Au moins, on allait la conduire et assurément, elle ne se perdrait pas... ou pas toute seule cette fois-ci. Jo se releva, remercia la surveillante, remit son sac de cours à sa place et patienta quelques instants, le temps que sa guide annonce à l'autre surveillante qu'elle s'absentait.

    Quand elles sortirent de la salle, les premières gouttes chaude provenant des nuages noir vinrent caresser leur visage. L'air était lourd, le vent également et à présent la pluie. De quoi s'étouffer plus à l'extérieur qu'à l'intérieur.

    Ensemble, elles traversèrent la cour sans se soucier des individus de la sécurité et rentrèrent en se précipitant dans le troisième bâtiment. La petite averse était remplacée par sa grande sœur : la grande averse. Et s'aventurer dehors sans capuche ou parapluie était risqué. Dans le long couloir de l'édifice, on pouvait entendre les gouttes frapper violemment les murs dans un son d'étouffement. Les hauts talons de la surveillante vinrent accompagner cette base de musique insolite.

    Une fois au premier étage, devant la porte 117, le cœur de Jo s'élança dans une folle course. Elle redoutait tant les réactions de ses camarades de classe, elle avait peur qu'on se moque une nouvelle fois d'elle. Elle avait déjà eu ses moments de solitude de la journée, ne devrait-elle point en rester là ? Le destin en déciderait autrement.

    Anne-Sophie toqua trois fois et attendit qu'on la convia à entrer avant d'ouvrir la porte. Aucune discussion n'émanait de la salle de cours et tout les regards se figèrent à l'entrée, où Jo rentra avec la tête dans les épaules.

    Bonjour. Cette élève n'a pas sut trouver le chemin menant à votre classe, expliqua la surveillante. Je vous l'emmène donc, en espérant que son retard ne la défavorise pas pour votre cours.

    Non, non, pas du tout, répondit la femme qui possédait la peau sur le os et qui occupait le rôle de professeur d'espagnol. Tien, tu vas t'installer à côté de... Kelly.

    S'installer à côté d'un élève ? Jo avait tout fait pour être toujours isolée et ne jamais se trouver à côté de quelqu'un d'autre. Et aujourd'hui, elle allait être en compagnie d'une adolescente, d'une inconnue. Elle ravala sa protestation avec difficulté et s'installa à sa place désignée qui se trouvait au fond de la classe, par chance. Mlle Rodriguez remercia la pionne et cette dernière sortit en prenant soin de fermer la porte derrière elle.

    Comme si rien n'avait perturbé son cours, le professeur le reprit, tandis que tout les étudiants épiaient Jo avec des regards qui annonçaient rien de bon. Deux filles devant elle chuchotèrent à son sujet et la jeune Niculae entendit parfaitement leurs dires qui traitaient sur le contenu de la discussion entre elle et monsieur Kelley, le professeur d'histoire. Elle fit semblant de ne rien entendre tandis que sa voisine située à sa droite lui dit d'une voix puissante :

    Ne fais pas attention à ceux qu'elles disent. Ce ne sont pas des blondes pour rien.

    Les deux filles se retournèrent à cette phrase alors que les élèves rigolèrent, et Jo esquissa un timide sourire. Sa camarade à ses côtés n'avait honte de rien, contrairement à elle. Elle l'enviait même, de dire ce qu'elle pensait sans se soucier d'un éventuel retour.

    Je suis Jo Niculae, fit Jo en ayant prit son courage à deux mains pour pouvoir parler à sa voisine.

    Il fallait mieux être amie avec cette dernière qui semblait posséder un fort caractère et tenir facilement face aux adultes, que d'être ennemie.

    Bizarrement, on ne lui répondit pas, comme si elle avait été ignorée. Chose qu'elle avait l'habitude avec ses anciennes expériences scolaires. Combien de fois avait-elle été oubliée lors d'excursion ? Combien de fois se trouvait-elle seule lors des travaux par couple dans une classe à vingt quatre élèves ? Vingt-quatre était pourtant un chiffre paire, elle aurait dû trouver assurément un partenaire. Où était le problème dans ces conditions là ? Elle même ne savait pas et ses anciens professeur ne s'en était jamais préoccupés. Donc, pour une grande partie de ses cours, elle travaillait seule dans son coin. Une solitaire, et les autres se demandaient toujours pourquoi elle s'enfermait sur elle même, c'était parce qu'ils le voulaient bien. Sentaient-ils de mauvaises ondes à son sujet, pour la redouter autant ? Jo exagérait un peu, il fallait l'avouer. Elle aimerait tant que quelqu'un veille sur elle, qu'on ne l'ignore pas et qu'on la comprenne.

    Ne crois pas que je vais te défendre à chaque fois, notifia Kelly sur la défensive sans quitter des yeux le tableau de classe.

    Jo fut pétrifiée de la tête aux pieds. Le ton glacial de son interlocutrice parvint à la figer entièrement.

    Je... Je n'ai jamais demandée qu'on me défende...

    Et tu vas te laisser faire ainsi tout le temps ? Faut réagir ma petite quand on parle de toi dans ton dos, il ne faut pas se laisser faire.

    « Ma petite », mais qui est-elle pour me parler comme ça ? On a la même taille et sûrement le même âge, elle s'est regardée avant de parler ? ragea intérieurement Jo.

    La discrétion, Kelly ne connaissait pas quand elle parlait. Tout les écoliers de la classe et même le professeur, ne s'en soucièrent plus, tellement qu'ils avaient l'habitude de l'entendre à voix haute. C'était une fille qui ne pouvait changer comme ça, et il fallait l'accepter ainsi.

    Dans le monde d'aujourd'hui, si tu ne te bats pas, alors tu seras perdante. Tu es une fille type du stéréotype du je-reste-dans-mon-coin-car-personne-ne-veut-me-parler. Va de l'avant ! Ne te laisse pas écraser par les autres.

    Qu'est-ce que tu en sais que je suis de ce genre là ? se renseigna Jo, blessée.

    Oh, je t'ai bien vu en cours d'histoire. Tu es enfermée sur toi même, en train de je ne sais faire quoi. Tu n'écoutais pas le professeur avant qu'il te rappel à l'ordre. Ce n'est pas ça vivre. Vivre c'est en profiter en découvrant les choses dont tu te doutais l'existence, c'est se faire des amis en partageant les mêmes passions, les mêmes hobbies, les mêmes rêves.

    Jo ne savait quoi répondre si ce n'est qu'elle n'avait rien demandée, et elle le dit faisant taire Kelly. Cette dernière la regarda droit dans les yeux, puis souffla et nota le cours dans son propre cahier, laissant cette adolescente dans son monde.

    Jo était bien comme ça, elle vivait heureuse, bien que quand on se moquait d'elle ça lui faisait mal, mais elle se disait de ne pas s'en préoccuper sinon ça tournerait mal pour elle. Vivre seule dans ses mondes imaginaires ne l'avait jamais gênée, elle se sentait bien dedans. Était-il possible qu'elle puisse vivre heureuse autrement ? Elle ne le pensait pas, rien ne pouvait égaler sa première passion, si ce n'était la France, son pays. Un pays où elle ne pouvait vivre librement, où elle était en danger à chaque instant. L'Orchestre... Le groupe, la première puissance mondiale qui lui faisait vivre la crainte. Un monde sans l'Orchestre serait quoi ? Elle aimerait tant pouvoir changer l'histoire et faire que cet Empire n'ai jamais existé et souillé ce monde.

    Remettant ses pensées à plus tard, elle plongea directement dans le cours, ou fit semblant de s'y intéresser...


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  • Chapitre 1

    Leçon d'histoire



    Rires et pleurs encourageaient le jeune chevalier Moshe à reprendre la route à travers les terres infestées de démons et de monstres ne méritant point de noms. Toute la population assistait au prochain départ de leur héros. Il était le sauveur de l'humanité, l'élu d'une ancienne prophétie à présent accomplie et surtout, le père du prochain roi de Britannia.

    Levant sa main droit devant lui, les milliers d'individus assistants à ce départ, le saluèrent sur ce geste. Une volée de colombes s'envola au-dessus de la foule, puis des trompettes sonnèrent durant de longues secondes, en hommage aux armées défuntes ayant combattu contre les forces du mal aux côtés de Moshe.

    Amadeo, la monture identique à un loup faisant trois fois la masse d'un tel animal, se redressa sur ses pattes arrière et poussa un hurlement titanesque, faisant vibrer les murs et autres de la cité. Suivi d'autres applaudissements, le chevalier fila tout droit vers le désert sans fin d'Esmérald... tout droit vers de nouvelles aventures.

    Personne au royaume de Britannia ne se douta qu'une dernière mère porteuse de monstres sanguinaires avait survécu dans les gorges de l'est et était prête à accoucher, et ainsi, former une nouvelle armée démoniaque. Personne ne le savait... si, quelqu'un était au courant, un enfant du Dieu de l'enfer envoyé par Moshe en exil dans une prison où il était inutile de tenter de s'évader. Mais, il trouverait bien un moyen de s'échapper pour aider la survivante que tous êtres humains repoussaient et devenir le nouveau Roi du monde des enfers, gouverné par son propre père...

    Pour...



    – Est-ce que Alice est de retour du pays des merveilles ?

    Cette question pince-sans-rire déchira les pensées de la jeune femme et elle mit une fraction de seconde à reprendre ses esprits pour se retrouver dans la salle de cours d'Histoire. Elle entendit ses vingt camarades de classe se moquer d'elle par des rires grotesques et même des applaudissements moqueurs.

    Décidément, quoi qu'elle fasse, elle ne passait pas inaperçue. Elle était arrivée dix minutes devant la classe pour ne pas être en retard et ainsi, ne pas se faire remarquer. Et pourtant, ce qu'elle regrettait tant l'avait rattrapée. Cette première journée de classe de l'année 2011 s'annonçait plutôt mauvaise pour sa propre personne.

    Alors que le professeur – jeune et vraiment séduisant qui faisait tomber sous son charme plus ou moins toutes les filles de la classe – retourna vers le tableau en marche arrière tout en la fixant, cette dernière se replia sur elle-même, essayant de rentrer sa tête dans ses épaules au maximum. Elle sentit également ses joues se réchauffer ; elle rougit de honte.

    Mais, le plus crucial pour elle, c'était qu'elle avait trouvé une fin parfaite pour son roman qu'elle écrivait depuis bientôt un an. Tout n'était pas perdu. Elle s'empressa donc de noter sur un bout de papier qui traînait sur son bureau personnel, tout ce qu'elle avait en tête avant d'y perdre. Pour elle, il était capital de noter toutes idées lui passant dans son esprit créatif, sachant que sa mémoire lui jouait des tours, tout comme la plupart de ses sens. Hormis le touché relativement bien développé qui lui permettait de reconnaitre avec une facilité certaine toutes choses lui passant entre les mains.

    En écrivant les quelques phrases, elle se sentit épiée, chose qu'elle n'aimait pas. Le professeur avait repris son cours et le calme reposait de nouveau dans la classe. Dommage que ses longs cheveux bruns à la base légèrement bouclés étaient noués, elle ne pouvait cacher plus ce qu'elle désirait. Elle ne tenta pas de lever la tête à la recherche de celui ou celle qui la guettait dans ses moindres faits et gestes. Peut-être que ce n'était que son imagination qui travaillait, or, comment en être sûr ? Faire confiance à des inconnus était trop risqué, et...

    – Que faites vous, mademoiselle... ?

    L'adolescente releva la tête une nouvelle fois, et eut la surprise de voir de nouveau son professeur s'intéresser à elle. Aujourd'hui, ce n'était pas son jour. Les lunettes de vue au bout du nez furent remontées à l'arête maladroitement, ne modifiant pas la grandeur de ses yeux noisette, avant qu'elle réponde :

    – Niculae. Jo Niculae.

    Quelques jeunes arrivèrent à pouffer silencieusement au sujet du prénom de leur camarade, certains autres ne parvinrent pas à garder ça pour eux.

    – Jo... Ce n'est pas un prénom commun pour une fille, commenta le professeur.

    – Je sais, on me le dit chaque jour.

    L'homme lui jeta un regard interrogateur, étudia la fiche qu'il avait entre les mains et reporta encore son attention sur la fille.

    Des chuchotements crépitèrent à propos de l'enseignant qui avait un coup de foudre pour l'adolescente qui ne se faisait que remarquer.

    – Très bien Jo. Dis-moi ce que tu es entrain d'écrire, car à ce que je sache, il n'y a rien à noter sur ce que je cite. Explique à toute la classe ce qui est plus intéressant à enregistrer que d'écouter ce que je dis.

    La pauvre Jo commença à paniquer. Inutile de tenter de se faire plus petite puisqu'elle était prise dans les griffes du loup. Impossible d'y réchapper. Ne sachant quoi dire, et surtout pas la vérité, sous peine de subir de nouvelles moqueries, elle chercha un mensonge mais, n’en trouvant pas, préféra garder le silence.

    Du regard, le professeur insistait, mais en vain.

    – Mademoiselle Niculae restera en classe après le cours.

    Involontairement, Jo souffla de désespoir. Cette rentrée n'allait pas être oubliée de si tôt. Cette fois-ci, les élèves ne réagirent pas. Bon signe, songea l'adolescente.

    La jeune femme rangea donc sa feuille sous son classeur et se maudit de ne pas avoir pu tout écrire. Elle allait tout oublier, pourtant, l'épilogue était parfait. Si elle perdait le tout, elle ne s'en remettrait jamais. Et elle savait que ça allait arriver. En première ligne, Jo regrettait sa place. Si seulement elle n'avait pas ses problèmes d'écoute, alors elle aurait été avec joie au fond de la salle pour écrire avec plus d'assurance.

    Elle se contenta de croiser ses mains et de reposer son menton dessus, en fixant le professeur inscrivant un seul mot sur le tableau : l'Orchestre.

    – Qui peut me dire qu'est-ce que l'Orchestre ? demanda l'enseignant en montrant du doigt ce qu'il avait noté à l'intention de tous.

    – C'est une superpuissance, annonça un étudiant au fond de la salle.

    – Oui, mais encore ?

    – Une superpuissance basée sur la culture Anglaise et qui la met en valeur dans les pays sous son contrôle, dit une élève.

    – Elle est en pleine expansion depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, et se développe chaque jour.

    – Comment ? enquêta Kelley en regardant fièrement ses élèves.

    – En établissant des lois et en partant à la conquête d'autre pays chaque jours, répondit le premier jeune homme qui avait prit la parole.

    Ce questionnaire était important. Une loi établie par l'Orchestre voulait que les élèves connaissent parfaitement son histoire afin de ne pas passer ignorant. Les jeunes étaient le futur, c'était eux les plus importants et il était facile de leurs bourrer le crâne à leur âge. Les parents, les personnes âgés, les retraités n'étaient plus rien.

    – Pourquoi ?

    Personne ne voulait répondre. Par craintes ou par méconnaissance ? Nul des deux, c'était simplement que personne n'avait envie.

    – Jo ? Pourquoi l'Orchestre veut conquérir le monde ?

    La jeune fille fixa son éducateur droit dans les yeux, et sentit tout les regards orientées sur elle.

    – Pour faire un monde parfait, déclara-t-elle en baissant la tête comme si elle regrettait de le dire.

    – Pour faire un monde parfait ! répéta l'adulte en élevant la voix et en le gravant sur le tableau.

    Telle était la raison de la présence de cette superpuissance : pour rendre le monde parfait. Était-il possible de rendre le monde meilleur ? Sans l'Orchestre, il le serait.

    Beaucoup de personnes avaient haï cet Empire, mais avec les lois qui avaient vu le jour consistant à dire aucun mal à son sujet, il fallait s'y faire et accepter les choses telle qu'elles étaient : l'Orchestre était la première puissance mondiale et il fallait l'honorer.

    – Quelqu'un peut me dire où en est la France dans le monde actuel ? se renseigna l'enseignant.

    Un jeune homme se leva au fond de la salle et répondit en citant un texte qu'il avait apprit par cœur, comme tout étudiant :

    – L'Europe de l'ouest est sous la dominance d'une superpuissance à vocation impérialiste depuis bientôt vingt ans. Cette superpuissance a pour nom l'Orchestre, et est apparue dans l'histoire le jour de l'armistice de la seconde guerre mondiale, tout porte à croire que c'est elle qui a lancé cette guerre. Devenue la première puissance mondiale, elle imposa aux pays sous son joug de parler l'Anglais et d'adopter sa culture en bannissant les autres. Toute personne ne parlant pas Anglais sera jugée et emprisonnée dans une zone de linguistique jusqu'à que les résultats soient là.

    « La France est sous la suzeraineté de l'Orchestre depuis bientôt dix ans et à ce jour, aucune rébellion de la part des Français ou d'autres pays n'a éclatée. Tous pays ''colonisés'' par l'Orchestre doit obéir aux besoins de cet Empire. Personne ne connait le dirigeant, ni même les partisans de cette superpuissance, mais tout les pays sont à présent dépendant de l'Orchestre. Les présidents ont dû acheter leur place, laissant leur peuple à cette nouvelle réforme et les forces de l'ordre reçoivent des communiqués d'anonymes venant tout droit de l'Orchestre. »

    Curieuse, Jo se retourna pour voir l'étudiant qui s'était porté volontaire pour répondre. Assez grand, il était un adonis qui méritait sa place chez les dieux. Ses cheveux noirs et longs qui recouvraient ses oreilles ; ses yeux d'un vert émeraude perçant, et son visage bizarrement dévoré par la fatigue le rendaient séduisant. Ses habits d'une simplicité bourgeoise et l'odeur qu'il dégageait attiraient encore plus les filles mais pas Jo.

    – Excellent Roméo, excellent, félicita sincèrement le professeur. Et, tu peux nous dire ce que nous prépare l'Orchestre ?

    – Cet Empire n'a pas encore divulgué les raisons de ses actes. Personne ne sait encore les projets de l'Orchestre, mais d'après des sources anonymes, tout porte à croire qu'une nouvelle loi va être adoptée prochainement.

    – Ce n'est que foutage de gueule, intervint une adolescente le visage dans ses mains. Je suis d'origine et nationalité française, je suis née en France à Paris même, je parle Français couramment en famille, j'aime mon pays, mais je n'aime pas cette vocation, alors pourquoi être obligé de parler Anglais ? La France était autonome avant la seconde guerre mondiale même toujours après ma naissance. Elle avait besoin de soutient pour arrêter l'envahisseur allemand, mais pourquoi ça ne s'est pas arrêté là ? Pourquoi la France ne s'est pas défendu lors de l'apparition de l'Orchestre ?

    – Kelly, garde tes propos pour toi à l'avenir, sinon je serais contrains de t'exclure du cours et de signaler ton comportement rebelle à la direction, répondit le professeur d'un ton sévère.

    Jo put voir que l'enseignant connaissait ses étudiants grâce à l'année précédente passée en leur compagnie. À croire qu'elle était la seule nouvelle de la classe, et c'était le cas.

    Alors que Kelly s'apprêtait à parler, la sonnerie bourdonna et les adolescents se précipitèrent à ranger leurs affaires scolaires et à sortir de la salle de cours sans écouter les dernières recommandations du professeur.

    Jo rangea également sa trousse et son cahier, toutefois sans hâte, puisqu'elle n'avait pas trop le choix. Une fois fait, elle fut la dernière présente dans les lieux et s'avança vers le professeur d'un pas hésitant. Ce dernier effaçait le tableau.

    – Vous voulez me voir, monsieur Ke...

    – Victor, interrompit l'homme, appelle-moi Victor s'il te plaît. Tu sais, on n'a pas trop de différence au niveau de l'âge, et je préfère que mes élèves m'appellent par mon prénom lorsque les cours sont terminé.

    Elle approuva, mais elle n'aimait pas tutoyer un professeur, et encore moins quelqu'un de charmant. Qui avait parlé de tutoiement ? Elle pouvait l'appeler seulement par son prénom et le vouvoyer en même temps. Oui, et c'est ce qu'elle ferait.

    – Oui, Jo, je voulais te voir, reprit Victor en posant ses mains sur son bureau, au sujet de ce que tu écrivais en cachette tout à l'heure.

    Un silence de mort pesa soudainement sur la vaste classe. Pourtant, il n'y avait pas eu de mort, pas encore en tout cas. Si elle dévoilait son secret, alors cet homme pourrait l'humilier dans le futur, et Jo ne pouvait accepter cela, pas encore une fois comme les deux années précédentes dans un autre lycée, en Vendée. Là-bas, elle avait dit à ses soit-disant copines, qu'elle était passionnée par l'écriture et qu'elle voudrait devenir écrivain. Les filles avaient rapporté à leurs propres amie la chose, et à la grande surprise de Jo, personne d'autre ne partageait la même passion qu'elle. Durant ses deux premières années à l'école, elle ne put que s'enfermer sur elle même et on la surnomma ''l'intello'' à cause de ses lunettes. Depuis toute petite, c'était sa mère qui l'avait instruite personnellement, et elle n'était jamais allée à l'école maternelle, primaire et le collège. Le lycée avait été sa première expérience scolaire et se résultat par un échec.

    La mère Niculae ne pouvant lui apprendre plus de choses qu'un lycée puisse enseigner, avait décidée de déménager avec sa fille sur Paris pour parfaire les études de Jo qui ne rêvait que de devenir artiste dans l'écriture. Son nouveau lycée partageait les lieux avec une université voisine. Souvent, des clubs ouvraient et les membres de ceci pouvaient être lycéens ou alors étudiants de l'université. Ça ne gênait jamais personne. Peu-être que Jo pourrait trouver un club d'écriture, ou un autre thème proche.

    Elle ravala avec difficulté sa salive et dévoila aussi rapidement que possible :

    – J'écrivais.

    Un regard interrogateur l'assailli.

    – Tu écrivais ?

    Elle répondit d'un simple hochement de tête.

    – Tu écrivais quoi ?

    – Une histoire.

    Ça voix était faible, comme si elle parlait dans un léger murmure volontaire. Elle se racla la gorge et continua :

    – J'avais quelque chose en tête à noter, et je suis désolée si j'ai perturbé votre cours, je ne voulais pas...

    – Non, non, coupa Victor d'un signe de la main, ce n'est pas grave. C'est juste que les jeunes qui écrivent essayent de se faire plus... discrets et n'expliquent jamais la vérité. Je suis donc étonné d'entendre ça de ta part. C'est en général quelque chose qui donne l'humiliation quand on apprend qu'une personne a une activité non commune.

    – Vous êtes étonné de voir une fille écrire par passion ?

    Ce fut la phrase la plus sèche qu'elle n'eut jamais prononcée. Tout de suite après, elle se sentit gênée en voyant son interlocuteur rougir et bouger, mal à l'aise.

    – Je ne voulais pas dire ça... Je... Désolé.

    Si c'était pour se moquer, il fallait le dire tout de suite ! hurla intérieurement Jo.

    – Pour tout avouer, j'admire ce genre de passion.

    Le cœur de Jo lâcha subitement, ou du moins, sembla cesser toute activité. Quelqu'un admirait ''ce genre de chose'', elle n'arrivait tout bonnement pas à y croire. Jamais dans sa vie ça ne lui était arrivé, à part sur le net, sauf que c'était des êtres virtuellement présents, et non réellement. Intérieurement, elle sautait de joie, vagabondait dans ses univers crées de toute pièce par son esprit, tout en chantant mille et une chansons merveilleuse. Tout ses amis imaginaire la félicitaient d'une manière ou d'une autre et le bonheur total régnait en maître de partout.

    Une fois à la réalité, elle comprit ce qu'elle venait d'entendre ; un compliment. Un compliment qui venait de la toucher, indirectement.

    – D'ailleurs, puis-je savoir sans être indiscret, quel genre d'histoire tu écrits ?

    – Un... Un roman. Un roman que je compte faire éditer une fois la version finale terminée.

    – Oh oh, ça ne plaisante pas, commenta Kelley en croisant des bras. Eh bien, félicitation à toi, c'est un rêve de toujours je suppose ?

    Jo acquiesça timidement de la tête. Son professeur était vraiment sincère, ce qui la rendait encore plus joyeuse.

    – Bon, très bien, je vais te laisser partir pour le prochain cours, mais sache que je ne veux plus te voir écrire dans ma classe. Mes élèves pourront croire que je fais une exception à une étudiante, alors pourquoi pas à tout le monde. Tu me comprends ?

    – Oui monsieur, affirma la jeune femme. Je n'écrirai plus dans votre cours, monsieur, c'est promis.

    Il lui fit un signe de la main vers la porte et Jo partit aussitôt sans jeter un coup d'œil derrière elle. La sonnerie avait tintée depuis quelques minutes, elle allait être assurément en retard à son prochain cours, et elle ne savait pas où ce dernier se déroulait.

    Victor Kelley âgé tout juste de vingt sept ans s'assit lourdement sur son siège et souffla. Cette nouvelle élève recelait plus de surprises qu'il ne le pensait et peut être qu'elle cachait un potentiel magistral pour son projet. Puis, sa taille moyenne d'un mètre soixante-dix était parfait. L'Orchestre avait mit en place une taille limite pour que les femmes puissent travailler. Un mètre soixante-dix minimum était nécessaire. Celles qui ne faisaient pas cette taille, étaient jugées d'inutile et d'incapable ; de la pure discrimination et occupait le rôle de mère porteuse.

    Il se frotta les yeux, regarda sa montre, jura silencieusement et se pressa de ranger ses affaires pour laisser la salle au prochain cours d'un autre professeur.


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