• Chapitre 17

    La huitième Merveille du Monde



     

    Tom avait reculé jusqu'à la sortie de la morgue et tremblait légèrement, sa caméra filmait toujours mais vers le sol. Sophie s'était également éloignée mais de quelques pas. Ses yeux rivés sur se cadavre inhumain. Un monstre de couleur marron était allongé sur la table. Il possédait de longs bras et jambes possédant la peau sur les os et une tête complètement écrasé avec une bouche composé de petite dents. Ses yeux et ses deux narines semblaient ne faire qu'un avec la gueule tellement ils étaient proche. Comment le personnel qui c'est chargé de se corps n'a pas avertis les autorités d'un tel animal. Il sortait tout droit des pires cauchemars de la journaliste.

    - Tu... Tu voix se que je vois ? Demanda-t-il sans quitter de vue la créature.

    Tom n'avait pas encore repris ses esprits. Il resta bloqué sur place. Il ne bougeait plus, il se sentait actuellement pas bien. Le vertige s'empara de lui ainsi que l'envie de vomir, sauf qu'il n'avait plus rien dans le ventre puisqu'il avait recracher son petit déjeuner le matin même. Mystérieusement, c'était au contact de Marcos. Et il se demandait toujours pourquoi il avait volé le dossier du ''Justicier Blanc''.

    Il secoua sa tête, cligna des yeux plusieurs fois et repris conscience de la situation : il y avait un monstre mort devant lui. Comment cela était possible ? Les créatures de se genre se trouvaient uniquement des les Contes pour enfants afin de les faire peur, ou encore dans des films voir des Livres, pas dans la réalité.

    Le caméraman souffla et épaula sa caméra pour filmer la table avec le cadavre posé dessus.

    - Je le vois, fit-il à la question précédente de sa collègue.

    Celle-ci contournait à présent la table où reposait le mort. Elle l'examinait sous tous les angles et put constater qu'il n'avait pas de sexe et qu'il était abominablement moche. Elle releva la trace de cinq balles sur son corps et vit ses griffes qui possédaient quelques gouttes de sang sec.

    Elle tendit ses deux mains vers son corps et sentit une chaleur au bout de ses doigts. Quand elle fut au contact de la peau, elle ressentit une brulure imaginaire à la paume de ses mains mais elle ne les retira pas. C'était tellement agréable, tellement excitant de sentir cette sensation. Cela lui réchauffa tout son corps, comme quand le Justicier Blanc l'avait touchée à un mètre de là. Se pourrait-ils qu'ils se connaissent ? Qu'ils soient de la même famille ? Mais non, ce n'était pas un Démon, c'était simplement un adolescent. Mais pourquoi l'avoir tué ?

    - Reste cadré sur lui, ordonna Sophie en voyant Tom filmer autre chose.

    Il s'exécuta mais resta assez éloigné de cette chose.

    - Tu penses que c'est quoi ?

    - Je ne sais pas, mais c'est quelque chose de... unique.

    - Tu fais références à la Cryptozoologie ? Aux Extraterrestres ? Aux Démons ? Questionna Tom ayant toujours son œil droit sur la caméra.

    Les Démons, se mot résonna dans la tête de Sophie. Existaient-ils vraiment ? Et les Anges Gardien, comme celui dont Epernay voulait connaître son identité ? Si tout ceci existait, quelqu'un en aurait évoqué, un jour ou l'autre. C'était impossible que sa soit caché depuis des siècles et des siècles dans l'histoire humaine. Quelqu'un avait dû mettre le doigt dessus mais c'est abstenu de le dévoiler.

    - Je ne sais pas, fit-elle, mais je ne serais pas prête d'oublier ceci de si-tôt.

    Tom approuva parfaitement, lui non plus n'oublierais pas se moment qu'il vivait en se moment même. Pour lui il venait de découvrir une nouvelle race. Mais est-ce que les deux journalistes s'étaient trompé de cadavres ? Non, le Docteur Fransy avait bien dit sur '' la droite'' et il n'y avait que cette table.

    Sophie avait toujours ses mains scotché au monstre. Il dégageait toujours cette chaleur, et la question qui se posa dans sa tête, était de savoir d'où elle provenait ? Puisqu'il était mort, son sang ne pouvait plus circuler et donc perte d'énergie et de chaleur. Il devrait être froid, pas chaud.

    Et à dire que Epernay se tenait là il y a moins de vingt quatre heures, couchée sur cette table. Elle était morte pour revivre, mais par quel miracle ? C'était le Justicier Blanc qui avait exécuté cette merveille. Était-il un Ange ? L'Ange Gardien de Epernay ? Tout se collait, il avait combattu un Démon et avait gagné, telle sont les devoirs d'un Saint ; de chasser le mal. Mais toute ses victimes qu'il avait à son actif, pas possible que le monde entier ait autant de créature sans les avoir remarqué plutôt. Il devait il y avoir une raison valable derrière tout ça pour causer de telle monstruosité.

    - Bon, tu as vu le cadavre, on peut filer maintenant, dit le caméraman.

    Elle prêta attention à lui et lui lui demanda :

    - Pourquoi, tu es pressé ?

    Il ne répondit rien. C'était une partie de la vérité : il était pressé de quitter cet endroit maudit. Il avait peur et la chair de poule faisait hérisser les poiles sur sa nuque. Il aimait pas ça.

    - Ça me rappelle un épisode de Buffy contre les Vampires, commença-t-il. Dawn va dans la morgue voir le cadavre de sa mère, quand un cadavre mordue par un suceur de sang se lève et l'attaque.

    - Et comment ça se termine ?

    Tom regardait les autres formes des morts caché sous les draps. Il avait peur ça se ressentait dans sa voix.

    - Je... Je ne m'en rappelle plus, fit-il tout simplement.

    Sophie laissa échapper un sourire. Il faisait référence à une série TV qui avait bercé l'enfance de beaucoup de personne dans elle la première et elle connaissait la suite. Mais à l'époque elle pensait que ces histoires là étaient complètement inventé, hors elle avait la preuve sous les yeux que ce n'était pas le cas. Tout existé, et qui sait, les Dragons, comme les Loups-Garou ou encore les Sorcières et autres.

    - Ça se fini par l'arrivée de Buffy qui tue le Vampire.

    Le jeune homme la regarda. C'était la première fois depuis qu'il connaissait Sophie de l'entendre parler avec une telle assurance et aussi calme. Ses lèvres formèrent un sourire grotesque.

    - Tu ne crois pas qu'il va se lever et m'attaquer ? Interrogea la femme au sujet du Démon qu'elle touché.

    Il hésita par répondre à un oui, mais il lui répondit par un simple ''non''. Elle fut soulagée car elle aussi avait un peu peur.

    Rêvait-elle ? Elle se le demandait à l'instant même. Cette chose qu'elle touchait pouvait provenir de l'enfer, mais, le Justicier Blanc venait d'où ? Du ciel ? Il fallait qu'elle arrive à le coincer pour dévoiler sa véritable identité et connaître enfin toute la vérité. En commençant par ; pourquoi a-t-il redonner une seconde chance à Epernay ? Celle-ci devait être dans un état comme pas possible, c'est se que Sophie pensait.

    Elle doit avoir une autre vision du lycée à présent, songea-t-elle. Elle peux à présent s'amuser avec ses amis, parler en classe, allez au tableau et autres... C'est le début d'une nouvelle vie pour elle.

    Mais la journaliste ne savait pas se qui se passait à l'école actuellement, elle ne se doutait pas que sa sœur avait changée, elle était à présent possédée par un être maléfique.

    Soudain, la double porte de la morgue s'ouvrit brusquement et laissa entrer un policier en uniforme. Il avait sa main qui touché la manche de son arme à feu dans son étui. C'était un homme, d'une quarantaine d'année, assez costaud. Une moustache de façon italienne ne passait pas inaperçu. Il regarda autour de lui et s'aperçut qu'il n'y avait que deux individus présents ; deux journalistes.

    - Puis-je savoir se que vous faites là ? Demanda-t-il d'un ton sévère.

    Il ne laissa pas le temps d'avoir une réponse qu'il continua :

    - Vous n'avez pas le droit d'être ici, même des fouineurs de votre espèce.

    ''Des fouineurs de votre espèce'' ? Elle est bien bonne celle-là, pensa Sophie en retirant ses mains du corps du Démon pour reprendre son bloque note et crayon qu'elle avait posée à côté.

    - Écartez vous de se pauvre homme ! Ordonna le membre des forces de l'ordre.

    - Se pauvre homme ? Répéta Sophie, ahurie.

    Elle regarda le Policier qui transpirait, Tom lui filmait toujours le cadavre.

    - Laissez les morts en paix, on ne vous a jamais appris les bonnes manières mademoiselle ?

    Il ne voyait pas le Démon mais une personne âgé. Pourquoi donc ? Telle était la question que se posait mentalement les deux journalistes. Était-il bizarre ? Ou c'était eux ?

    Les deux collègues se jetèrent un regard complice et comprirent qui ne fallait pas s'attarder ici plus longtemps. Le policier ordonna de quitter les lieux et il s'occupa personnellement de les accompagner jusqu'à leur véhicule.



     

    Il avait chaud. Il venait de remarquer qu'il était exposé en plein soleil et qu'il y avait les fenêtres du véhicule légèrement ouverte. On le laissait là, crever comme un chien. Il posa le dossier sur le siège de droite et retira sa veste pour la pauser sur celui de gauche, à la place du conducteur. Ses deux collègues étaient partit interviewer des Pompiers puis il les avait vu rentrer dans l'hôpital, surement à la quête d'un autre entretient. Mais il ne savait pas si c'était les patrons qui avaient ordonné cette enquête ou si c'était personnel.

    Dorf reprit en main son dossier et parcourut des yeux de haut en bas la page qu'il avait sous le nez. Se qu'il cherchait n'était pas inscrit dessus, il tourna la page et trouva un esquisse. C'était l'esquisse de la futur merveille du monde qui serait dressait ici, à Paris qui en possède déjà une. La France voulait être connue partout dans le monde, la politique Française essaye que le mot France soit le sujet de chaque conversation partout. Paris était déjà la ville la plus touristique, ça ne suffisait pas ?

    Le huitième merveille référencé serait une statue, pas comme la statue de la Liberté, mais une sculpture représentant plusieurs personnages. Il y avait un dessins sur la feuille voisine et l'homme pouvait voir Adolphe Hitler, César, Bonaparte et d'autres personnalités connu y compris le Président actuelle d'Amérique former un tas. Ils se superposaient presque tous mais au dessus d'eux, debout se tenait un être insolite : le diable en personne. Il avait des cornes et possédait dans son dos des ailes sombre. Bizarre, il n'était pas représenté comme dans les contes pour enfants. Ceci intrigua Dorf et tenta de voir où aller être monter cette architecture. Quand il découvrit les informations, il fut étonnée, il s'agissait de construire au dessus de la Cathédrale de Notre Dame de Paris. Hors ce monument Gothique avait été détruit la veille accidentellement. Les causes restes mystérieuse mais d'après les autorités il s'agirait d'une faible secousse d'un tremblement de terre dont l'épicentre se trouvait à quelques centaines de kilomètres. Mais c'était étrange puisque les travaux pour la nouvelle Merveille débutait hier. comment le Gouvernement Français avait pu prédire cet incident ?

    Il fronça les sourcilles et passa une main sur son visage. Il put sentir sur sa peau les gouttelettes de sueurs pourtant ce n'était que le début de la journée, il imaginait pas se que serait l'après midi.

    Des jurons éclatèrent à l'extérieur du véhicule et il put constater que Sophie et Tom revenaient accompagnés par un policier.

    - C'est bon, lâchez moi ! Hurla-t-elle en se débattant pour enlever la main qui agrippait son bras.

    L'agent s'exécuta et ouvrit la portière droite – vers le trottoir – de la fourgonnette, puis il se pencha pour voir Dorf. Celui-ci demanda bêtement :

    - Ils ont fait des bêtises, monsieur ?

    Sophie sentit un pic de moquerie dans sa voix. Ça ne lui plaisait pas d'être taquinée et encore moins par un nouveau dans l'équipe.

    - Gardez les en laisse la prochaine fois. Ils n'ont pas de respect pour les morts, dit le flic en se reculant pour laisser Tom rentrer sur la place de droite.

    Dorf retira sa veste du siégé de gauche et vit Sophie monter dessus, en mauvaise humeur.

    Elle attacha sa ceinture sans vraiment y prêter attention et regarda droit devant elle. Le caméraman possédait sa caméra éteinte sur ses jambes. Il avait ouvert la fenêtre en grande et était à présent accoudé contre le bord.

    L'homme en tenu ne bougeait pas, il restait sur place pour les regarder partir. Mais au moment où Sophie s'apprêtait de démarrer le véhicule, un appelle à la radio s'activa sur l'épaule de l'agent.

    - A tout les agents de police du quartier sud, on a un code rouge sur l'établissement scolaire de cet arrondissement. Des coups de feux aurait éclaté et il s'agirait d'une prise en otage. Le Justicier Blanc est présent, je répète le Justicier Blanc est sur place, soyez vigilant, annonça une femme dont sa voix était brouillée par les parasite.

    A cet appelle le flic comprit tout de suite et affirma qu'il serait sur place dans cinq minutes tout en courant vers le garage du commissariat.

    - Sophie, c'est le lycée d'Epernay, fit en regardant sa collègue.

    Elle avait comprit et commença à avoir réellement peur. Le Justicier Blanc était de nouveau en présence avec Epernay. Ce n'était pas le fruit du hasard.

    Par chance l'école cité se trouvait à deux patté de maison de l'hôpital. Elle tourna la clef de contact et le moteur rugit. A peine eut-elle le temps de démarrer qu'elle appuya sur l'accélérateur pour sauver sa petite sœur, le dernier membre de sa famille...


    4 commentaires
  • Chapitre 16

    L'enquête avance

     

    - Tu es sur de se que tu fais ? Demanda Tom en fermant la porte arrière de la camionnette.

    Il venait de récupérer sa caméra ainsi qu'une sacoche remplis de cassettes enregistrable. Sa casquette sur la tête, il regardait autour de lui à la recherche de Sophie. Celle-ci était entrain de se recoiffer et de se maquiller légèrement par un des pars brise extérieur.

    - Ne t'inquiète pas, si on peut avancer sur cette affaire ça va être ici, répondit-elle avec une barrette au bout des lèvres.

    Tom contourna le véhicule pour se retrouver face à sa collègue. Il lui jeta un rapide coup d'œil avant d'allumer sa caméra et de la porter à son épaule.

    Ils se trouvaient devant une Caserne de Pompier la plus proche du lieu du drame de la veille. Leur voisin n'était autre qu'un commissariat. Beaucoup de voitures de police étaient en vadrouille en ville. Et ceux-ci étaient toujours sous tension, attendant le moindre appelle de leurs confrères les Pompiers. L'hôpital où Epernay fut transportée et morte pour ressusciter peut de temps après était collé au bâtiment des soldats du feu. Cette rue avait tout pour plaire aux habitants des quartiers proche.

    Sophie termina de passer son rouge à lèvre avant de se tourner vers Tom. Elle avait ses lunettes au bout du nez et était muni d'un stylo ainsi qu'un bloc note, de quoi relevé quelques informations lors de cette interview.

    Elle fit un signe de tête afin de lui dire qu'elle était prête, et il lui répondit de la même manière.

    Les deux journalistes avaient laissé Dorf dans la camionnette avec les fenêtres légèrement ouverte, comme un chien qui attendait le retour de ses maitres. Cet homme, ce nouveau coéquipier était un porc au nez de Sophie. Il sentait pas bon et transpiré énormément. Il n'avait pas dit d'autres mots depuis la veille et il était toujours en possession d'un dossier qu'il lisait. De quel sujet s'agissait-il ? Celui du ''Justicier Blanc'' ? Non, pas possible sinon elle l'aurait remarquée.

    Aux yeux de Sophie, ce n'était pas quelqu'un de fidèle. Elle ne pouvait lui faire confiance puisqu'elle le connaissait même pas. Puis même, il n'avait aucun respect, aucune hygiène et surtout il était un solitaire.

    D'une lente enjambée, la femme monta sur le large trottoir suivie de Tom. Elle plissa les yeux à cause du soleil qui lui faisait mal. Le jeune homme à ses côtés était protégé par sa casquette.

    Il en a de la chance, songea un instant Sophie.

    Un passage piéton se dressa devant eux, par chance il était vert et ils se précipitèrent à passer pour rejoindre enfin le pied d'une façade de la grande Caserne. Celle-ci se tenait au coin d'une rue, et de l'autre côté se trouvait le Commissariat. Beaucoup de véhicules passaient dans cette avenue, certains allaient au travaille – bien que l'heure de pointe soit déjà passé – ou encore déposer les enfants à l'école et qui sait d'autre.

    Sophie n'aimait pas le bruit des moteurs et des klaxons. C'était le matin et elle commença à avoir un mal de crâne. Elle se pinça l'arrête du nez durant une poignée de seconde et la douleur se calma.

    Un grand portail se présenta au duo, par chance il était ouvert. Et dedans il y avait une cours où certains soldats du feu s'entrainaient. Les deux jeunes gens travaillant pour les médias passèrent du même pas la frontière entre le dehors et l'intérieur de la propriété.

    La femme soupira, elle tenait fermement son cahier contre elle. Bien que son travaille consister à parler sans cesse, elle avait un faible pour les Pompiers et se sentait actuellement gênée.

    - On va par où ? Demanda Tom en commençant à filmer les lieux.

    Il n'eut aucune réponse et se contenta de suivre sa collègue à travers la cour. Les soldats ignorèrent la présence de ces deux individus et continuèrent leur entrainement.

    Sophie rentra dans un bâtiment et put constater qu'il s'agissait du grand garage où de multiples camions rouge étaient garés. Une table ronde où trois hommes et une femme en tenue décontracté jouaient aux cartes en pariant de l'argent. Quand ils virent la femme ils ne réagirent pas mais à l'arrivée du caméraman l'un d'eux se leva pour aller à leur rencontre.

    - Puis-je vous aider ?

    C'était un grand brun aux cheveux court. Il avait la peau bronzé et il était rasé. Il devait avoir vingt cinq ans voir vingt sept. Sophie lui adressa son plus beau sourire et lui tendit la main. Il fit de même et se serrèrent la pince.

    - Sophie Miller, journaliste.

    Le Pompier tendit la main au jeune homme qui lui dévoila son identité tout bêtement.

    - Tom, caméraman.

    Le soldat acquiesça d'un signe de tête et reformula sa phrase :

    - Que puis-je faire pour vous ?

    - Il se trouve que hier, nous étions présent au moment de l'incident de la Cathédrale de Notre Dame, commença Sophie.

    Elle jeta un rapide coup d'œil à Tom et vit qu'il était en train d'immortaliser se moment.

    - Et je... Tom lui fit une petite frappe dans le dos. Euh... Et nous, se rattrapa-t-elle, voulons poser des questions aux valeureux Pompiers qui ont osé bravé la mort pour sauver ma petite sœur.

    - Tu crois pas que tu en fais trop, cassa son collègue.

    Elle lui jeta un regard noir et repris son attention au Pompier.

    - Oui, en effet, je me souviens de cela et nous sommes pas prés d'oublier se jour là.

    Il disait ceci en regardant les siens qui continuer de s'amuser aux cartes.

    - J'ai moi même dégagé la petite, reprit-il.

    Les yeux de Sophie s'illuminèrent. Il était un héros, c'était lui qui avait sauvé Epernay.

    - Et ensuite je l'ai emmené à l'hôpital, là bas le Docteur Fransy s'est chargé d'elle, mais elle était en piteux état.

    Sur ses propres mots, il baissa la tête. Elle avait les jambes broyées et elle ne respirait plus. Plus tard il avait reçut un coup de téléphone du Docteur annonçant officiellement la morte de la fille. Cela avait fait un choc mais c'était passé.

    Miller nota quelque chose sur son bloc et posa une question sans regarder son interlocuteur.

    - Avez vous vu quelqu'un ou quelque chose sur place ?

    - A part vous et votre sœur ainsi que des cadavres, il n'y avait rien d'autres.

    - Des cadavres, appuya Sophie l'air songeuse.

    Le Pompier regarda la caméra et s'aperçut qu'il était filmé en gros plan. Il fit un pas en arrière comme ci de rien n'était.

    - Mais le plus étonnant, reprit-il, c'est que c'est un éboulement de cause inconnu, tout les pierres qui dressaient cette architecture sont tombé et pourtant nous avons rencontré le corps d'un vieille homme qui saignait abondamment dû à plusieurs balles. Il en avait une logé en pleine tête et d'autres un peu partout sur son corps.

    Tom et Sophie s'intéressèrent d'avantage à cette histoire. Le ''Justicier Blanc'' avait frappé se jour là, la preuve était dans une des cassettes de Tom et Sophie l'avait vu. Ce n'était qu'un simple jeune homme, un rebelle qui tuait pour le plaisir, tout comme la mère Miller. Non c'était différent, elle avait tué quelqu'un pour l'argent, mais est-ce que le mari était au courant du coup de sa femme ? Est-ce que Harry Miller était complice ? Toute la richesse qui reposait à présent sur les épaules de Sophie et de Epernay était de l'argent volé.

    Elle ne pouvait le croire, mais tout s'assemblait parfaitement.

    - Vous pouvez nous montrer le corps en question.

    L'homme partit dans un fou rire. Ses amis jouaient toujours mais regardèrent du coin de l'œil se qui se passait. Sophie avait l'impression qui se foutait d'elle. Au bout d'une minute de plaisanterie, le Pompier repris ses esprits.

    - Le corps ne se trouve pas ici, mais vous pourrez le retrouver à l'hôpital et demander au Docteur Fransy les résultats de l'autopsie si vous le voulez.

    Sophie inscrit le nom du toubib et se demanda si ce n'était pas celui qui lui avait annoncé le décès de Epernay.

    - Je vous en remercie, dit-elle. Nous allons allez tout de suite voir le Docteur.

    Il adressa un léger sourire dans le dos des journalistes qui quittèrent le garage pour aller au secours, glaner d'autres informations.

    - Tu as tout dans la boite ? Demanda-t-elle une fois sur à l'extérieur de la caserne.

    - Affirmatif, fit Tom, la caméra en main.

    Elle lui montra le grand bâtiment à côté et elle se sentit mal. Elle était venue hier, mais elle avait l'impression que cela remontait à plusieurs semaines. Ils marchèrent d'un pas pressé et fut aux pieds des escaliers en peu de temps. Ils gravirent marches par marches pour passer ensuite une double porte.

    Beaucoup de monde attendait la salle d'attente. Une faible musique était en fond mais le bruit des machines des locaux et la discutions de nombreuses personne ne permettait pas d'écouter la mélodie.

    Sophie se jeta sur la table de l'accueille pour demander à une femme derrière le bureau de voir le Docteur Fransy. Par chance, il était de service aujourd'hui et actuellement en pause.

    Il fut vite appelé et présentait devant Sophie. C'était bel et bien lui, celui qui avait essayé de sauver Epernay et qui par la suite, lui a fait de nombreux examens.

    - Il y a un problème avec la petite ? Elle va bien ? s'inquiétât-il.

    - Oui, elle va bien, rassura Sophie. Elle à repris l'école se matin même.

    Le docteur fut à la fois surpris et content. Cela restera un grand mystère dans sa carrière, car elle avait ressuscitée et semblait ne posséder aucun problème de santé.

    - Qu'est-ce qui vous amène ici ?

    Il remarqua seulement maintenant le caméraman et eu un petit sursaut. Ses joue devinrent rouge. Cet homme était un grand timide et il n'avait pas l'habitude de se tenir devant une caméra. Il demanda furtivement si c'était du direct et Sophie lui répondit négativement.

    - Lors de l'incident hier, les Pompiers vous ont emmené le corps de nombreuses personnes, expliqua Sophie.

    Il acquiesça.

    - Il se trouve que l'un d'eux ait était abattu.

    - En effet, il y a un cas particulier. Il est mort par plusieurs balles. Je ne sais pas pourquoi, mais nos collègues nous ont affirmés qu'il y avait énormément de sang un peu partout dans les débris et aucune armes à feu n'a était retrouvée.

    La journaliste s'en doutait. Elle tapota du bout de son stylo ses lèvres tout en réfléchissant. Pourquoi le ''Justicier Blanc'' aurait tué un vieil homme ? Pour quelle raisons ? De l'argent ? Un règlement de compte ? Et si il était comme Claudia Miller. Non, si il serait riche il ne continuerais pas à faire tant de massacres, à moins que ça lui fait plaisir. Oui, il aimait tuer et faire souffrir les gens autour de lui.

    - Pouvons nous voir se cadavre ? Demanda-t-elle avec un ton insistant.

    Le Docteur Fransy regarda autour de lui et hésita un moment. Il regarda sa montre et remarqua qu'il allait pas tarder à reprendre du service. Ses poches de sable qui pendaient de ses yeux montraient bien qu'il était de garde la nuit dernière et qu'il manquait de sommeil.

    - Je vous autorise à descendre à la morgue, mais n'y resté pas longtemps, il sera sur votre droite, dit-il en leurs montrant de la main les escaliers qui descendaient au sous sol.

    D'un signe de tête pour remercier le toubib, Sophie ouvrit la marche et descendit les marches. A ses talons, Tom qui filmait en continu. Ils débouchèrent dans un couloir sombre où les lumières clignotaient incorrectement, comme la veille. Le sol jonchait d'outils divers et de drap.

    Ils nettoient jamais ici ou quoi ? se demanda intérieurement la reporter.

    Enfin, au bout de se long couloir se tenait deux grande portes en acier possédant chacune une petite vitre. La femme posa sa main sur une des poignets et sentit une légère sensation. Elle revivait presque le même moment qu'hier, Epernay, sans vie, couchée sur la droite avec un drap blanc la recouvrant.

    Elle inspira grandement et poussa la porte. Une puanteur régna en maitre dans cette salle enfermée. Beaucoup de corps – même plus que la veille – étaient présents.

    Tom parcourut avec sa caméra toute la pièce filmant tout et rien. A droite il y avait une petite forme sous un linge blanchâtre. Aussi vite qu'un éclair Sophie était à son niveau et hésita avant de retirer le voile. Son camarade la rejoignit et lui dit de le faire.

    Elle s'exécuta et le retira d'un coup avant de sauter d'un bon en arrière et de lâcher un cri de surprise en écho à celui de Tom.


    2 commentaires
  • Chapitre 15

    Le côté obscure

    C'était un des cours les plus chiant qu'elle n'ait jamais connue. Cela faisait une heure qu'elle était de retour dans la classe et Cornelia n'arrêtait pas de parler ; captant l'intention des autres élèves. Elle avait toujours son regard figé sur Epernay qui elle, se tenait la tête entre les mains, mare de vivre ce calvaire.

    Rachel prenait des notes sur le discours du professeur remplaçant. Elle avait déjà remplit plusieurs pages de sa grosse écriture et continuait encore à écrire. Max jetait beaucoup de coup d'œil furtivement à Epernay en lui souriant et celle-ci lui répondait à chaque fois par un clin d'œil.

    Cornelia parlait sans cesse. Elle avait un support qu'elle lisait, mais ses yeux ne semblaient pas parcourir le livre qu'elle avait. Elle regardait sans cesse Epernay. L'adolescente en avait d'ailleurs raz le bol de se sentir épier sans cesse.

    - Dite moi que c'est bientôt fini, murmura-t-elle pour elle même.

    Sa copine l'avait entendue et lui répondit :

    - Ça l'est, les dix minutes de pause sont proches.

    Epernay fut soulagée. Elle n'avait plus qu'à attendre dix longues et horribles minutes de souffrance à écouter ce que disait la sorcière.

    Sa main gauche était complètement recouverte de la couleur rouge/marron. Ses ongles étaient jaunes, mais elle en fut pas surprise. Elle contempla sa main en la tournant dans tout les sens. Elle passa deux de ses doigts de sa main droite par dessus et sentit une chaleur les traverser. Sa peau était douce, et sa lui chatouilla. Elle se gratta et cacha de nouveau sa main avant que quelqu'un s'aperçoive de son état.

    Dit moi que signifie le changement de ma main. Et le Crucifix que j'ai ainsi que le Livre du Démon. Pourquoi tout sa apparaît maintenant, et pourquoi moi ? Demanda-t-elle à son autre côté.

    Tu le sais au plus profond de toi, mais l'heure des révélations n'est pas venue.

    - Quand alors ?! Tonna-t-elle à haute voix en frappant du poing sa table.

    Chaque élève se retourna, surpris du comportement de Epernay depuis se matin. Le coup qu'elle porta sur le bureau fit sauter sa trousse et fit également déraper Rachel dans son écriture. Celle-ci lui jeta un regard meurtrier.

    Epernay se replia dans ses épaules, son visage caché par ses cheveux légèrement bouclé. Cornelia s'était arrêté de s'exprimer puis repris le cour. Certains élèves restèrent retournés pour la regarder, en s'échangeant des regards curieux et en murmurant des choses sur elle.

    - Je ne veux pas patienter ! Hurla-t-elle en se levant.

    Elle prit son sac, poussa Rachel qui lui gênait et quitta la salle d'un pas lourd en passant par la rangé. Max s'était levé pour l'intercepter, mais Epernay l'avait poussé sans prêter intention à lui. Il s'était effondré banalement sur sa chaise, avant de tomber sur le poste arrière sur le carrelage.

    Une fois hors de la salle de cour elle hurla à son autre côté en descendant les escaliers. C'était la énième fois qu'elle touchait à la rambarde pour éviter de perdre l'équilibre. Les murs et les marches étaient recouvert de dessins d'étudiants ne se préoccupant pas de la propreté et de l'image de l'école.

    - Dit moi tout ce que je veux savoir !

    Elle reprenait le contrôle de sois.

    - Tu ne seras rien, ma fille ?!

    Elle s'arrêta devant une vitre, elle y voyait légèrement son reflet qui lui parlait.

    - Arrête de m'appeler ainsi, je ne suis pas ta fille !

    Un nouveau fou rire fit étrangement vibrer les vitres.

    - Epernay, sa va ?

    Nicolas sortit de nul part se dirigea vers elle. Epernay souffla, elle ne voulait pas parler, à lui comme à personne. Elle voulait être seul et lire le Livre du Démon qui renferme tant de secrets.

    - On dirait un homo ton copain.

    Le reflet venait de parler avec un air de dégout. A cause de sa démarche spécial et de son haut rose bonbon, elle en venait à là. Nicolas avait entendu cette phrase puisqu'il fit une grimace.

    - Qu'est-ce qui te fais dire que je suis un... Homo ? Lança-t-il en s'adressant à l'adolescente.

    C'était Epernay qui avait parlé, du moins, ça voix et non elle même. Elle se sentit gênée et baissa la tête.

    - Excuse moi, dit-elle.

    - Tu ne l'as pas à l'être, commença le jeune. Mais ça ne veux pas dire que j'en suis un, termina-t-il avec un petit rire au fond.

    Epernay sourit à cette remarque et sentit les mains du surveillant sur ses joues. Il avait des sentiments pour elle, et elle le savait très bien, mais là, ça allait trop vite à ses yeux.

    D'un mouvement de bras non contrôlé, elle le poussa sur la droite et il fut légèrement propulsé à un mètre du sol pour atterrir maladroitement sur une chaise soudé au sol.

    - Désolé, mais tu ne m'intéresses pas, fit-elle en partant vers la cour de récréation.

    C'était les deux individus partageant le même corps qui venaient de s'exprimer. Nicolas n'en revenait pas de la force de cette adolescente qui était il y a peu encore handicapée.

    Quand elle ouvrit la porte menant à l'extérieur elle remarqua que l'anomalie sur sa main venait de grignoter un peu plus haut que son poignet. Elle avait l'impression de muter.

    Ne crains rien concernant ceci, c'est tout à fait normal.

    Normal ? Peut être pour toi mais pour moi c'est trop bizarre.

    Tu t'y habiteras très vite, fit son autre côté.

    Le soleil frappait plus fort qu'il y a une heure et Epernay dû cligner plusieurs fois les yeux pour s'habituer au changement. Tout en marchant, elle s'empara du livre et s'installa au bord d'une bouche d'égout ouverte. Il y avait les barrières annonçant la présidence de travaux mais elle s'en ficha complètement. C'était un petit muré qui entourait la canalisation en question, quand c'était fermé, les étudiants avaient quand même l'interdiction de marcher dessus mais certains le faisait quand même.

    Elle ouvrit à la page où elle s'était arrêté et s'apprêta à lire le début quand la sonnerie annonçant la pause s'activa. Ses tympans subirent pendant une douzaine de secondes une douleur atroce. Elle fit la moue. C'était décidément pas son jour pour en connaître un peu plus sur se libre qui, d'après son autre coté, la concerne.

    Très vite la cour fut infestée de jeunes puant la transpiration pour quelques un – ceux qui venaient de passer presque deux heures à faire du sport et également ceux qui suaient naturellement – mais Epernay pouvait voir la joie de se retrouver entre amis rien que sur leur visage. Les cours c'étaient saoulant, vive l'alcool et le sexe, voilà ce que chaque adolescent avaient en tête. Sans les études, beaucoup de personnes n'auraient pas de travail à l'heure actuel et beaucoup d'êtres seraient à la rue, sans sous en poche. Les études sont obligatoire et Epernay le savait très bien. Mais si sa vie pourrait être un peu plus intéressante, elle saisirait cette chance qui lui tend le bras, pour changer.

    Rachel accompagnée de Max sortir du bâtiment face à elle. Elle rangea le livre afin que personne ne le voit et se leva à l'approche de ses camarades de classe.

    - Tu es sur que ça va ? Demandèrent les deux adolescents en chœur.

    Elle acquiesça d'un signe de tête et s'approcha de Max, puis, se mit à tourner autour de lui comme un prédateur guettant sa proie.

    Puis, elle s'approcha doucement vers lui et lui lécha la joue.

    - Tu veux jouer à quoi ? Fit Max se sentant perdre son contrôle.

    Il sentit de légères sensation au niveau de son pénis, pourtant, ce n'était pas lui mais Epernay qui avait une main posée par dessus son pantalon.

    Rachel repoussa sa copine par les épaules.

    Ne la laisse pas faire, elle veux t'enlever les désirs que tu ressens.

    Max fut quelque peux surpris par la réaction de la blonde – Rachel – il vivait un moment de plaisir et elle venait de lui retirer. Epernay jeta un regard tueur à Rachel.

    - Laisse moi tranquille, fit-elle en se débattant légèrement.

    - Écoute Epernay, depuis se matin tu te comportes plus que bizarrement ; tu n'es plus handicapée, tu as des problèmes mentaux et en plus de cela on dirait que tu es possédée.

    Elle disait ceci avec un air de dégout.

    - Tu oses me traiter de folle ?

    Rachel s'empara du poignet de son amie qui elle, cachait son bras infecté sous son pull. Une fois à découvert, Max recula d'un pas avec un ''Wow'' au bout des lèvres. La paume et les doigts de Rachel se mirent à bruler une fois au contact de la peau de son amie.

    - Tu es un danger public, souffla l'adolescente en reculant petit à petit.

    Epernay s'esclaffa d'un rire machiavélique. Elle rigolait tellement d'une voix grave, qu'elle avait les yeux fermé et était penché en arrière. Soudain, elle ouvrit les yeux pour les faire apparaître non de sa couleur initiale mais rouge, rouge sang.

    Max cria, comme un enfant venant de voir un de ses jouets cassé. Il hurla entrainant ainsi d'autres élèves. Rachel se demanda de quoi l'adolescent avait peur, de Epernay ou de la femme qui venait de surgir sans aucun bruit par la bouche d'égout ?

    Cornelia sortit d'un bâtiment et fut étonnée de voir Halara – une de ses innombrables sœurs – à l'école. Elle semblait essoufflée mais ne comprenait pas encore où elle avait attérit. A ses côtés se tenait par pur hasard Epernay, ''l'Elue'', le futur Gardien de l'Equilibre. Pourtant la petite semblait se tenir bizarrement. Elle rigolait et possédait... Cornelia ne finit pas sa pensée qu'elle se douta ce qu'était cette couleur sur son bras. Comment était-ce possible ? Qui l'avait contaminée et pour quoi ? Surtout que Satan la voulait vivante et en parfaite santé, non en Démon.

    - Halara qu'as tu fait ?! Tonna-t-elle à Halara alors qu'elle commença à s'approcher des deux femmes.

    Halara tourna sur elle même, cherchant qui l'appelait ainsi. Et ô grande joie quand elle découvrit qu'il ne s'agissait que de sa Sorcière de sœur ; Cornelia.

    - Je suis innocente sur se coup, répondit-elle en comprenant pourquoi elle lui avait demandée une telle question.

    Puis, elle se tourna vers l'adolescente qui se transformé en Démon, jamais Halara n'avait vu ceci dans sa longue vie. Normalement les Démons étaient le fruit de leur père, Satan et ils ne naissaient pas à partir d'être vivant, encore moins de celui du prochain ''Élue''.

    - Sa va ma petite ? Demanda-t-elle.

    - Je ne suis pas votre petite, répondit Epernay.

    Cette voix résonna dans la tête de Halara. Elle était familière, elle l'avait déjà entendue, mais cela remonté à plusieurs décennies en arrière. Elle n'oublierait jamais le propriétaire de cette organe vocale.

    - Tu es...

    Un coup de feu éclata. La balle traversa l'épaule de Halara. Le tireur n'était autre que Eden qui venait de sauter à la surface.

    Les étudiants hurlèrent et se baissèrent tout en fuyant. Epernay n'avait même pas peur et regarda l'adolescent qui saignait énormément au niveau des côtes. Il tenait une arme entre les mains et possédaient un chapeau de Cow boy blanc, de la même couleur que son tee-shirt et son pantalon court.

    Sous l'impact, Halara avait posé un genoux au sol pour se relever directement et se cacher derrière sa grande sœur.

    - Cornelia, fit Eden sans surprise.

    - Eden, dit la concernée du même ton que son frère.

    Comme si les présentations étaient faite, Epernay se dressait entre les deux camps.

    - Epernay...

    Ahuri comme pas possible en voyant les yeux rouge et le bras de l'adolescente, Eden et Cornelia s'étaient détourné le regard l'un à l'autre pour la regarder et souffler son nom en travers le léger vent.

    Derrière une des vitres d'un des bâtiments, Rachel et Max regardait les quatre individus se parler comme si ils se connaissaient depuis toujours. Epernay était là avec ses yeux rouge.

    - Qu'est-elle devenue ? Murmura la blonde à elle même.

    - Regarde, ce n'est pas le Justicier Blanc là bas ? Demanda-t-elle en se collant à la vitre.

    Intéressé, Max leva la tête à la recherche du dit Justicier. Celui qui était cherchais pour des centaines d'assassinat se tenait-il devant eux ?

    - On dirait que le Professeur Cornelia le connait, ainsi que Epernay, continua Rachel sans quitter des yeux se qui se déroulé dans la cour à présente vide.

    Max, à présent tapait sur son téléphone portable deux touches.

    - Que fais tu ?

    L'adolescent porta son mobile à son oreille droite et en attendant la réponse d'une éventuelle personne, il répondit à sa camarade.

    - J'appelle les flics.

     


    votre commentaire
  • Chapitre 14

    Le mystère des Miller



     

    - Qui es tu ? Demanda de nouveau Epernay en regardant d'un air mauvais son reflet qui lui souriait.

    Elle n'avait plus peur de l'écouter et de voir son visage à moitié coupé par les dessins sur le miroir. Les deux blondes qui fumaient, s'étaient résignées à sortir des toilettes pour ne pas rester à côté de cette... folle qui déjà d'une était nouvelle – à leurs yeux – et de deux, elle se faisait déjà remarquer.

    - Qui es tu ? Répéta la jeune Miller en haussant la voix.

    Son reflet se mit à rire. Epernay serra des poings. Elle devait rêver pour vivre quelque chose de se genre. Il se passait des choses vraiment bizarre depuis hier et sa ne lui plaisait pas. Sa seconde vie commençait-elle comme sa ?

    - Tu le seras bien assez tôt.

    - Non ! Dit le moi maintenant !

    - Tu crois que je vais obéir à une fille de ton genre ? Aussi faible ? Aussi impliquée dans ce qui est de la survie de l'Humanité ?

    Ce fut au tour de Epernay – l'original – de tomber dans un fou rire. Qu'est-ce que la fille qui était en elle lui disait ? Puis déjà, sa se vois que dans les films ceci. Les gens avec une entité en eux, ou autre chose, mais c'était de la Fantasy tout sa, non la réalité. Pourtant elle le vivait, ici, maintenant.

    - Qu'est-ce que tu insinues en disant '' Aussi Impliquée dans ce qui est de la survie de l'Humanité '' ? demanda-t-elle après avoir fini de s'être moqué de cette phrase.

    - Tu crois que le Livre du Démon tu l'as trouvée par hasard ? Et cette croix autour de ton cou, tu sais d'où elle vient ? Tu sais pourquoi je suis là, à te parler ?

    L'adolescente baissa la tête de nouveau, ses cheveux recouvrant encore une fois son visage, elle réfléchit.

    - Comment tu sais tout sa ? Dit-elle sans pour autant relever la tête.

    - N'oublie pas que je suis toi, et que je peux t'être très utile.

    - Utile en quoi ? Demanda la jeune Miller les yeux fermés.

    Un silence s'installa. Sa ne plaisait pas à Epernay. Elle voulait savoir toute la vérité, et maintenant. Attendre, sa sert à quoi ? Elle se redressa, et affronta du regard son reflet qui avait le plaisir dessiné sur ses lèvres.

    - Toute la vérité est dans le livre, ma cher Epernay. Tu le seras en temps voulue, quand...

    Aussitôt expliqué, Epernay se jeta sur son sac pour en sortir le livre ayant comme genre une autobiographie. Elle sortit des toilettes et alla dans la cour. La luminosité du soleil l'aveugla quelques instant, mais elle parvint à retrouver ses repères. Elle s'assit sur un banc au hasard et ouvrit le bouquin. Au même moment, elle on l'appela :

    - Epernay, sa va mieux ?

    C'était Cornelia qui s'était pris la peine de descendre jusqu'à la cour pour prendre des nouvelles de Epernay. D'un pas lent, sa cape ondulait au niveau de ses cheville, elle arriva à la hauteur de l'adolescente qui celle-ci avait caché le livre de nouveau dans son sac. Décidément, elle n'arriverait jamais à le lire, ne serait-ce qu'une deuxième fois, pour connaître la suite.

    Ne lui fait pas confiance, se dit-elle dans sa tête. Sauf que ce n'était pas elle, mais son autre côté d'elle qui lui parlait depuis peu.

    Epernay cacha sa main – qui commençait changer de couleur – dans sa poche de son pull, pour adresser un sourire forcé à sa maitresse. Elle le lui rendit puis demanda :

    - Sa va mieux ton doigt ?

    - Oui.

    - Bien dans ce cas, tu retournes en cours, celui-ci n'est pas fini et ta participation compte.

    La seule chose dont Epernay eut envie était de se lever et étrangler la femme qui se postait devant elle. Elle était obligé de faire ce qu'elle disait, sinon Sophie serait énervée si elle apprenait qu'elle séchait les cours.

    Elle se leva du banc sous le regard de nombreux élèves présent dans la cour de récréation, et d'un pas lourd marcha derrière Cornelia.

    - Salle Sorcière, murmura Epernay en écho avec son double.

    Sur le visage blanchâtre de Cornelia, se dessina un large sourire annonçant un message indéchiffrable. Elle même ne savait pas ce qu'il signifiait. Un sourire sadique ? Victorieux ? Ou autre chose, non, elle ne savait pas. Peut être qu'il évoquait tout.

    Les deux personnes grimpèrent les escaliers sans se soucier l'un de l'autre. Epernay, elle, voulait partir d'ici et lire le Livre du Démon. C'était si simple à dire, qu'à faire.

    Arriver devant la porte de la classe, Epernay pouvait entendre un immense brouhaha de l'autre côté. Les chaises tirés sur le sol, des injures jetaient à tout va, des cris et autres complétaient se boucan.

    Quand Cornelia ouvrit la porte, chaque élève retourna à sa place dans un silence des plus totales. Max regardait d'un air coquin la jeune Miller et quand il la vit le voir, il ne put s'empêcher de faire un faux baiser dans le vide, s'adressant à elle.

    Pour aller à sa table respective au fond de la classe, elle devait passé dans une rangé, est à côté se trouvait la table de Max. Une fois arrivée à sa taille, elle passa son doigt sur le coup du jeune homme – comme si c'était un chien – tout en marchant et le doigt glissa sur la joue. Un geste coquin qui fit vibrer Max. Il était sous le charme et la regardait déambuler vers sa place en marchant comme une vraie femme qui cherchait à se faire remarquer par son poste arrière. Tout les garçons la regardait avec la bouche ouvert y compris certaines filles. Mais tout sa, ce n'était pas Epernay qui le faisait, mais son double. Pourtant, elle ne le regretta pas, au contraire, elle se permit des choses qui sans doute, ne l'aurais jamais fait.

    Elle s'assit à côté de Rachel et lui adressa un large sourire. Cornelia repris sa place devant le bureau et fini de noter quelques mots écrit grotesquement.

    - Est-ce que sa va Epernay ?

    La concernée se tourna vers sa camarade de classe et lui expliqua :

    - Je n'ai jamais était aussi bien.

    Epernay était au fond de la salle, au niveau du coin gauche et elle en profita pour se caler contre le mur blanc de la salle. Elle regarda par la suite ses deux doigts possédant une brûlure bizarre et vit que la chose qui faisait que ses doigts changeaient de couleur commença à prendre le dos de sa main.

    Je crois qu'on va bien s'entendre toute les deux, fit-elle à son autre côté en regardant Max.

    Oui, mais pour sa tu dois me faire confiance et m'obéir.

    Il n'y a pas de soucie, prends mon corps sous contrôle, je suis tout à fait pour, afin de vivre ce que j'aurais toujours aimé.



     



     

    Le dossier du Justicier n'était pas là. Hallucinant, lui, qui était pourtant le sujet de beaucoup de conversation n'était pas surveillé. Sophie rajusta ses lunettes avant de croiser les bras et de se questionner. Pourquoi Marcos prendrait ce dossier ? Et surtout pour qui ? Non, ce n'est pas possible que sa soit lui. Mais pourquoi Tom lui mentirait ? Surement un journaliste étudiait le dossier en question à l'instant même, mais il fallait le trouver.

    Perdant espoir de chercher le dossier, elle abandonna sa recherche visuel et décida de retourner à son bureau. Elle avait encore une chose qu'elle possédait qui pourrait bien lui être utile. Il suffirait quelques modification pour parvenir à avoir ce qu'elle voudrait.

    Une fois de retour dans son bureau, elle vit Tom, toujours debout entrain d'examiner un de ses poignets tandis que Dorf était toujours plongé dans sa lecture.

    - Tom.

    Aucune réponse.

    - Tom ! Répéta Sophie.

    Le caméraman sursauta et se retourna pour faire face à sa camarade. Il était tout blanc et de la bave coulait de sa bouche. Sophie fit une grimace et un pas en arrière.

    - Tu es malade ?

    Si c'était le cas, elle ne voudrais pas le devenir. Il ne répondit pas et la journaliste continua.

    - Tu as toujours la cassette concernant la matinée d'hier ?

    Il acquiesça d'un signe de tête.

    - Tu peux mettre la cassette sur ordinateur et me la contraster un maximum lors de l'éboulement.

    C'était plus un ordre qu'une question. Et Tom mit du temps à comprendre avant de sortir la cassette en question et s'exécuter.

    Pendant ce temps, Sophie en profita pour mener son enquête personnelle. Elle s'installa dans son fauteuil et retourna sur son ordinateur parcourir les différentes archives mises sur un dossier général virtuel. Elle tapa dans la barre de recherche ''Miller'' et trouva trois fichiers. Celui de Harry Miller et Claudia Forteg (non de jeune fille) Miller ainsi que la Famille Miller. Les parents étant assez connu avec leurs popularité au niveau de leurs best-thriller et entreprises qu'ils géraient.

    Elle pénétra dans le fichier de sa famille et tomba sur de nombreux documents. Mais le plus important à ses yeux étaient en deuxième ligne : La fortune des Miller. A l'intérieur, des centaines de chiffres annonçant tel emprunts, tel crédit, tes débit et beaucoup de significations dont rien qu'à la vue, sa donna un mal de tête à Sophie. Elle devait éplucher tout ceci pour trouver quelque chose de suspect concernant le papier qu'elle avait trouvé la veille dans l'ancienne chambre de ses parents. Elle trouva très vite ce qu'elle recherchait et fut contente.

    Une somme importante versée le mois de septembre 1992 sur le compte de la famille. Le montant s'élevait très haut, assez élevée pour une si petite vente. En effet, il est noté que le paiement était lors d'une vente au mise en chére appartenant à la mère. Un stylo coutant plus du million de franc – à l'époque c'était en franc – était assez cher. Bien que sa soit l'outil d'écriture de la femme qui avait dressée de bon livres. Le stylo en question a était vendu à certain Léonard Vi Brolow. Ce nom disait quelque chose à la journaliste. Elle était accoudée au bord de son clavier et regardait l'écran pensivement. Elle se redressa, enleva ses lunettes, passes son pouce et son indexe sur ses yeux avant de souffler et de se remettre au travaille.

    La feuille qui l'avait fait décider d'enquêter aujourd'hui, avait un rapport concernant à ce versement.

    Elle chercha sur le net l'identité de Léonard VI Brolow et tomba sur un site général des forces de l'ordre. La page qui s'affichait était sur le dossier Brolow. Elle survola un long texte sur sa biographie et tomba à la fin pour y lire : '' Décédé de le 24 septembre 1992''. C'était bizarrement le jour après la vente. Mais Sophie ne croyais pas en cette vente et cliqua sur le lien menant à l'enquête de cette affaire.

    '' La victime à était retrouvée morte le 24 Septembre 1992 à 14 h 31. Aucun indice n'a était trouvé pour accusé un quelconque suspect. Aucun témoin, puisque l'assassinat a était commis au domicile de la victime dans un endroit reculé de la ville. Une balle en pleine tête est la cause du décès. Il s'avérait que Brolow était un riche aristocrate et que le jour de sa mort il retira plus de un million de Franc. A ce jour la recherche de cette somme et la fin de l'enquête reste en suspend. L'affaire est à suivre.''

    En suspend mon cul oui, pensa Sophie après une lecture. Sa va faire dix sept ans que l'affaire n'a pas évolué, et ils n'ont pas retrouvé l'assassin. Bizarre, maman était la seule à l'avoir vu en dernier... Non, ce n'est pas possible.

    Si ses pensées s'avéraient être exact, toute la fortune accumulait par ses parents reposait sur des vols et des... meurtres. Elle ne voulait pas y croire, mais elle voulait connaître la vérité.

    - Sophie.

    Elle sursauta à l'appelle de Tom.

    - J'ai fait contrasté l'image et sa me donne deux ombres qui se déplace dans la poussière des décombres, continua le caméraman qui avait repris des couleurs.

    Sophie se leva d'un bond, contourna le bureau et se pencha pour voir ce qu'avait trouvé Tom. En effet, la vidéo affichait deux êtres, deux individus au corps à corps se battant, elle pouvait reconnaître – grâce à la forme du chapeau de Cow Boy – le Justicier Blanc mais l'autre forme n'était pas humaine.

    - Je ne peux pas mieux faire, termina Tom en regardant sa camarade.

    - Tu as bien fait, répondit Sophie en tapotant l'épaule du jeune homme. J'ai vu le Justicier là bas, tu me crois à présent ?

    Il acquiesça d'un signe de tête d'une façon bizarre, comme si c'était la seule chose qu'il pouvait faire actuellement.

    - Sauf qu'il était seul, et suite à plusieurs coups de feu et un cri horrible il est sortit de la Cathédrale. Donc il devrait avoir un cadavre là bas.

    Rien qu'en pensant à cet hurlement, elle sentit les poils de sa nuque se dresser.

    - Enfile ta veste et prend ta caméra.

    - Pourquoi ? Demanda Tom en levant les bras.

    - On va aller interviewer les Pompiers qui m'ont sortit, moi et Epernay, de là bas. Si le Justicier est sortit seul, c'est que l'autre être a dût rester là bas...


    votre commentaire
  • Chapitre 13

    Attirance

    Elle n’avait jamais ressentie une telle sensation, aussi étrange que cela puisse être. Elle avait l’impression d’être une autre personne et non la Epernay avant l’accident de hier qui changea pour toujours sa vie. La croix qu’elle avait autour du coup l’attirait, mais elle ne connaissait rien de sa provenance. Le Livre du Démon – elle nomma ainsi le livre qu’elle a découvert dans la chambre de ses parents – l’appelait aussi d’une façon étrange qu’elle ne pouvait décrire.

    Mais depuis l’arrivée de Cornelia, le professeur remplaçant, elle était comme hypnotisée par le regard démoniaque de celle-ci.

    Cela faisait moins de trente minutes qu’elle s’était présentée et elle avait réussi à mettre tout les adolescents dans son cour, un exploit comparé au maître d’histoire de base qui lui, au bout de quelques semaines n’avait toujours eu aucun résultats positive.

    - … et c’est ainsi que Napoléon Bonaparte gagna cette guerre, termina-t-elle.

    Tous les élèves l’avaient écouté, comme si c’était une berceuse pour s’endormir. En peu de temps elle venait de résumer une partie de l’histoire qui restera à jamais gravé dedans.

     - Incroyable, fit Max en se levant. J’ai déjà entendu ceci mais pas avec tant de détails, on dirait que vous étiez présent lors de ces événements.

    Cornelia eut un sourire qui s’afficha sur ses lèvres. Était-elle embarrassée ou bien se moquait-elle de la remarque du jeune homme ? Nul ne serait le dire, mais Epernay se douta de quelque chose.

    Assise au fond de la salle, elle avait pu voir le regard de la femme ne la quitter que rarement. Elle ne comprenait pas pourquoi et eut un sursaut quand elle sentit la croix en bois qui pendait autour de son coup lui brûler les deux doigts qui la caressait.

    Un petit cri assez puissant fit attirer l’attention de tous ses camarades qui se retournèrent en étant synchronisé. Par réflexe, l’adolescente mit ses deux doigts – l’index et le majeur de la main droite – dans sa bouche pour calmer la brûlure avec sa salive.

    Intéressée, Cornelia leva sa tête pour voir ce qui se passait. Après tout, c’était elle le futur Justicier, si il lui arriver quelque chose, comme un accident accidentel, elle devrait tout noter pour éviter les représailles de Eden sur elle, puisqu’elle aurait été innocente.

    - Que se passe-t-il Epernay ?

    Elle quitta sa place devant le tableau, où elle avait notée d’une écriture italique, les informations concernant son exposé.

    Elle connaissait son prénom ? Comment puisque la concernée n’avait pas dit un mot depuis le début du cours. A moins qu’elle possédait le carnet sur l’identité de chaque élève.

    Epernay la voyait du coin de l'œil arriver d’un pas lent. Elle secoua sa tête, remettant ses mèches à leur place, toujours avec ses doigts en bouche.

    Cornelia arriva à la table de la jeune Miller, avec à ses côté une autre fille, et lui dit :

    - Montre moi sa, Epernay.

    Durant sa phrase elle avait empoignée le bras de l’adolescente. Le contact était direct et contrairement à ce que Cornelia s’attendait, aucune réaction de la part de son élève. Celle-ci trouva que la main moite et blanche au long doigt de la femme était très froide mais ce n’est pas pour autant qu’elle retira ses doigts pour se laisser faire.

    - Tu ne vas pas rester avec tes doigts dans ta bouche, beugla Cornelia.

    Epernay lui jeta un regard tueur. Elle la tutoyait, pas si bizarre entre un professeur et un élève mais pour Epernay c’était un manque de respect à ses yeux, il fallait demander la permission à son ou ses interlocuteur(s) pour les tutoyer. Elle avait toujours fait ainsi. Mais comment, puisqu’elle ne pouvais parler pendant cinq longues années. Epernay fit une grimace, elle ne comprenait pas ce qui se passait en elle. Ces pensées en tête, ce n’était pas elle qui les provoquait, ou alors inconsciemment.

    - Si tu veux autres chose en bouche, dit le moi, intervint Max d’un ton neutre laissant chaque êtres présent dans la salle méditer sur son sérieux ou sa plaisanterie dans ses mots.

    Epernay, lui lança le même regard sur sa maîtresse.

    - Je… Je vais aller me mettre de l’eau, fit-elle sur ses gardes tout en se levant.

    Elle pris son sac à dos, voulant être avec le livre et ne pas le laisser en danger, elle laissa sa trousse et son cahier – toujours fermé – sur sa table avant de marcher entre deux rangées de bureaux pour rejoindre la sortie.

    La porte était ouverte mais elle pris la peine de la refermer derrière elle. Le couloir était désert, complètement vide de signe de vie, l’impression donnée tel que c’était une pause ou encore un jour sans cours. Avec son sac, tout le monde qui la croiserait pourrait croire soit qu’elle venait de finir les cours – étrange surtout que c’était le matin – ou soit qu’elle était en retard. La deuxième possibilité serait la plus juste.

    Elle posa son dos contre le mur et se laissa glisser jusqu'au sol de l'étage. Elle souffla et contempla ses doigts légèrement brûlé à leur extrémité côté peau. La blessure était d'une couleur étrange. De couleur vert kaki qui dérivé sur le marron, il n'y avait pas de plaie mais une douleur presque insupportable. Sa lui brûlait vraiment et elle avait mal, mais il n'y avait aucune blessure. Seulement une couleur comme si la cause était d'un feutre.

    Epernay sentit le brûlé, elle regarda autour d'elle et s'aperçut que c'était ses doigts qui sentaient ainsi. Elle s'apeura d'elle même sur son propre sort. C'était étrange de voir une telle brûlure qu'elle n'avais jamais vu au par avant. D'un geste lent et avec prudence, elle retira la croix de sous son pull pour la contempler. Il y avait du sang, son propre sang au niveaux d'un bras du crucifix. Epernay caressa sa surface et se sent aspirer par cet objet. Cette étrange sensation se répéta à l'instant même et le livre également. Dans son sac à côté d'elle, l'impression donné que le Livre du Démon voulait y sortir en appelant à sa façon Epernay. Celle-ci plongea une main dedans – puisque le cartable était déjà ouvert – et saisit le bouquin en question, elle s'apprêta à le retirer quand la porte s'ouvrit brusquement. Aussi vite que l'éclair, Epernay retira sa main et se releva. Son cœur c'était accéléré quand elle découvrit le Professeur Cornelia sortir de la salle de classe. La femme fut légèrement étonnée par la présence de l'adolescente dans le couloir alors qu'elle devais aller se mettre de l'eau sur ses doigts.

    Et que faisait-elle en dehors du cours, se demandait Epernay en fronçant les sourcils.

    - Sa ne va pas, Epernay ? Tu as un problème ? Questionna la femme en s'intéressant d'avantage à elle.

    Quelque chose en la jeune Miller lui disait de ne pas lui faire confiance. Comme si son sixième sens venait de s'activer et sentait le danger.

    - Comment connaissez vous mon prénom ? Demanda-t-elle en mettant son sac sur son dos.

    - Bah, tu me l'as cité en début de cours, répondit Cornelia d'une voix mûre et innocente.

    - Non, je ne le crois pas, sinon je ne vous aurez pas posé la question.

    Le Démon partit dans un fou rire annonçant la nervosité et la peur. Au bout d'une minute, elle reprit ses esprit pour expliquer :

    - Voyons Epernay, tu me l'as dit il n'y a pas plus tard que une demie heure, et je m'en souvient très bien.

    Epernay fit un pas en arrière, en direction des escaliers. Elle avait ses mains dans ses poches de son pantalon et portait un regard toujours méfiant.

    - Je vous croit, dit-elle méfiante.

    Elle se retourna sous le regard de l'adulte et elle descendit les escaliers aussi vite que possible se tenant à la barre par une de ses mains.

    Elle traversa le hall du lycée et arriva dans la cour, certains élèves n'ayant pas études pour le moment étaient posé là sur des bancs ou encore assis par terre à discuter et pour certains faire leurs devoirs.

    Epernay traversa la cour et rentra dans les toilettes filles. Deux adolescentes fumaient, à l'insu du règlement intérieur de l'établissement Scolaire.

    Devant un des cinq lavabos – sale –, elle se regarda dans un miroir, à moitié brisé et dessiné dessus. Elle semblait en pleine forme mais intérieurement, elle était mal. Depuis la rentrée, elle se sentait pas bien, elle était étrange à ses yeux. Pourquoi agissait-elle ainsi ?

    Elle ouvrit le robinet d'eau froide – il y avait également le robinet d'eau chaude mais l'école ne possédait pas d'eau chaude et donc l'eau qui sortait est également froid – pour s'asperger le visage.

    Une fois fait, elle souffla et se contempla dans la glace. Elle était fatiguée avec ses poches qui tombaient de ses yeux. Un longue mèche se dressa devant son œil gauche et la moitié de sa bouche coupant son visage en deux. Elle se regarda, comme si c'était une inconnue face à elle.

    - Allez Epernay, ressaisit toi, murmura-t-elle en se mettant une claque.

    Les deux filles avec leur cigarette en main la regardèrent en affichant un visage moqueur.

    - Tu aimerais ma fille, mais je suis là.

    Epernay sursauta. Cette voix qui venait de parler était en résonance dans les toilettes ou dans sa tête. Oui c'était dans sa tête qu'une jeune femme venait de lui parler. Par réflexe, elle avait reculée du lavabo et elle regardait autour d'elle toujours sous le regard des fumeuses.

    - Qui est-ce ? Se renseigna-t-elle toujours en fouillant des yeux le moindre signe suspect.

    Elle avait d'abord pensée aux deux blondes à sa droite, assise dans un coin avec leur mégot en main, mais non, ce n'était pas sa.

    - Regarde moi, Epernay ! tonna encore la voix.

    Pétrifiée, elle examina son reflet sur le miroir ; il n'agissait pas pareil que elle. Un regard de colère mélangé à la joie, l'agressa face à elle. Tandis que elle, elle était surprise.

    - Qui est-ce ? Répéta-t-elle en s'approchant d'un peu plus de son reflet en tendant sa main où deux de ses doigts étaient brûlé.

    La réponse se fit sans attendre avec un pic de rire dans la voix.

    - Voyons, je suis toi !

    - Moi ?

    - Oui, Epernay, je suis une partie de toi.

    C'est quoi se délire ? Se demanda intérieurement Epernay en s'aspergeant de plus belle son visage déjà trempé. L'eau froide fouetta sa peau sans violence, au contraire, elle ne sentit pas le frai au contact de sa figure.

    Elle devenait complètement folle. Elle entendait des voix, avait des hallucinations et pour couronner le tout, une brûlure étrange reposait sur son majeure et son indexe. D'ailleurs, elle était venue ici pour mettre de l'eau dessus, pour calmer la douleur qu'elle avait essayée de mettre dans ses pensées. Et sa avait marché, jusqu'à maintenant.

    Sa blessure avait – bizarrement – pris de l'ampleur. En effet, elle avait commencée à prendre une partie des deux doigts, plus précisément la moitié, jusqu'au niveau du fléchisseur.

    Une nouvelle grimace affichant l'horreur se dégageait. Décidément, la journée était plein de surprises, et ce n'était que le début de celle-ci. La plaie était-elle infectée ? Peut être que la croix possédait des bactéries, ou encore un poison. Quelqu'un voulait la tuer ? Peut être était-elle la cible d'un meurtrier qui vise Sophie en s'attaquant à sa petite sœur ou quelqu'un voulait la tuer, elle, cette jeune femme qui ne demande qu'a vivre dans la tranquillité. De nombreux scénarios défilèrent dans sa tête.

    De retour face à face à elle même devant la glace, les choses étaient revenues normales, elle faisait exactement les mêmes gestes qu'elle exécutait. Soulagée, elle souffla et posa ses mains contre le bord de l'évier. Elle baissa la tête, ses cheveux cachant entièrement sa tête, elle se reposa.

    Elle n'allait pas bien, sa se voyait bien.

    Au bout de deux minutes, elle tourna la tête vers la droite et une des fumeuses la regardait sans cligner des yeux.

    - Tu es bizarre à parler toute seule, fit-elle dans un état à moitié défoncé.

    Epernay sourit puis se mit à rire. Elle décompressée. Tout ceci était surement provoqué par son cerveau, car pendant un certains temps elle était morte et le manque d'oxygène sur cinq heures, il doit y avoir des conséquences, et elles se faisaient présente maintenant. Elle avait paniquée pour rien.

    Elle se redressa et d'une main convaincue remit ses longs cheveux à leurs place tout en soupirant.

    J'ai dû rêver. Un petit moment de lâchement, rien de grave.

    Son sac pesait toujours sur son dos et sa main alla directement tâter la grande poche à la recherche du Livre du Démon. Mais ce n'était pas elle qui venait de faire ce geste, elle n'avait pas contrôlée son bras lors de cet événement et elle luta intérieurement contre une force pour reprendre possession de cette partie du corps.

    Cette voix dans sa tête revenait plus puissante, si forte qu'un mal de crâne s'installa, pas assez grand pour cacher le son que provoquait cet organe vocale familier.

    - Non Epernay, tu ne rêves pas, je suis bien là, en toi et prête à me servir de ton corps !


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique