• Chapitre 48 - Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore

    Chapitre 48

    Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore


     

    La longue barbe blanche pouvait être gênante dans de telle condition pour tout être normal, mais Dumbledore n'était pas un être normal. Non, c'était un sorcier, même le plus grand mage blanc de tout les temps. Celui qui combattait à l'instant même le mage noir le plus diabolique que le monde n'ai jamais connu. Deux titans qui s'affrontaient depuis presque une heure, sans un seul moment de répit, ni de point faible localisé.

    Vêtu de sa longue robe de chambre qui le suivait chaque jour, et non coiffé, les cheveux ne se différenciaient pas avec sa barbe. Ses gestes étaient fait avec une grâce digne d'une représentation tendresse au théâtre. Les moulinets du poignet n'étaient pas innocent. À chaque attaques, les sorts faisaient mouche. Du moins, ils devaient toucher la cible si Voldemort ne bloquait pas chaque sortilège.

    Ce dernier, vêtu d'une simple cape qui recouvrait sa peau écailleuse mise à nue, rivalisait avec le vielle homme, comme un senior ayant bravé l'enfer lui même. Et d'après des rumeurs, il l'aurait fait, et le Diable en personne ne l'accepta pas dans sa demeure. Ses yeux de serpent étaient à la recherche d'un point de faiblesse de son adversaire, mais il ne trouva rien qui pourrait lui servir.

    - Avada Kedavra ! lança-t-il une énième fois.

    Dumbledore murmura un sort de protection qui fit que le sort ricocha sur une armure invisible à un mètre de lui. Les deux individus s'étaient déplacés durant le combat, ils avaient commencés dans la cour de Poudlard, et maintenant, ils se trouvaient dans la forêt Interdite. Là où les Centaures avaient pris part à cette bataille décisif et s'opposaient aux Mangemorts ainsi qu'à leur but qui n'était autre de contrôler les deux mondes.

    - Arrête Tom, inutile de résister.

    - Cesses tes paroles vieux fou, et combat moi comme jamais. Combat moi en tant que Voldemort, le Seigneur des Ténèbres, celui qui a fait des centaines de victimes, et non en tant qu'un élève ! riposta le mage noir en jetant une autre attaque.

    Depuis le début, ça ne se passait que comme ça : un coup c'était Dumbledore qui dominait, et le suivant, il était soumit. Ce duel était un cercle vicieux qui ne semblait ne posséder aucune fin.

    Certains arbres autour d'eux étaient calcinés, ou étaient en train de brûler, les flammes montaient à des hauteurs vertigineuse, et dégageaient une chaleur étouffante qui ne perturbait pas pour autant les deux combattants.

    Personne ne pouvait s'interposer entre eux, le sort de Poudlard et des deux mondes reposaient sur les épaules du directeur de l'école. S'il échouait, alors le mal serait maître de tout, et tout ceux qui s'opposeraient à ce régime, seraient tués.

    Quelque pas en arrière, et le vielle homme glissa sur un cailloux qui fit que ses jambes tremblèrent. Voldemort décela un point faible et le fit savoir :

    - On commence à faiblir ?

    - Tu ne sais pas ce qu'il me faut pour fatiguer, mentit Albus en sifflant entre ses dents.

    - Oh, Dumbledore veux montrer à tout le monde qu'il est plus fort que moi ? railla le mage noir. Dumbledore veut me vaincre pour le bien de tous ! Mais Dumbledore ignore qu'il n'arrivera jamais à m'éliminer !

    Comme si un publique assistait à celle lutte, il parlait étonnement fort, et s'adressait à Dumbledore à la troisième personne du singulier. Chose que le concerné n'aimait pas. Il répliqua donc par un grognement et par un sort qui couvrait un autre. Le piège fonctionna parfaitement ; Voldemort bloqua le premier, mais le second le frappa de plein fouet, et le déstabilisa quelques instants. Assez pour qu'un troisième coup le fasse propulser contre un arbre. L'avantage venait de trouver son côté. Un côté qui pourrait bien être le gagnant de ce combat, de cette bataille.

    Le Seigneur des Ténèbres ne se permit pas de gémir ou de cracher des jurons, et se redressa aussi vite qu'il le pût, mais au lieu de contre-attaquer, il fuit, comme un peureux, comme un perdant. Ou était-ce de la stratégie, pour appâter le mage blanc ? En tout cas, ça fonctionnait. Les deux ennemis s'enfoncèrent plus loin dans la forêt Interdite, et sans le savoir, Harry Potter également.

    L'adolescent avait été guidé par McGonagall jusqu'au lieu de combat, et arriva juste quand Voldemort partit en courant. Harry venait de voir pour la première fois le professeur Dumbledore courir. C'était... insolite, et bizarre. La robe de chambre ondulait au niveau de ses chevilles alors qu'il faisait de grande enjambés. Jamais il ne fallut trébucher à cause de sa robe, comme s'il s'attendait à tomber à tout moment. Pour le Gryffondor, il avait l'habitude de courir.

    Il ne tenta pas de hurler après lui, pour lui faire part de sa présence à ses côtés, par peur de le déconcentrer de son objectif et également que Voldemort s'intéresse à lui.

    Voldemort ne semblait poser aucun pied sur le sol terreux, mais de planer, tellement il allait vite. Il décida de s'arrêter dans un endroit où la majorité des arbres étaient couchés et à moitiés calcinés. Des corps de Mangemorts et de Centaures jonchaient le sol, dans des mares de sang. Il n'eut aucun point au cœur en voyant ce massacre, contrairement à Dumbledore qui ne le laissa pas voir.

    Les opposants se firent face, en tournant en formation de cercle, et se jetèrent des regards haineux.

    - Fuir ne retardes seulement ta fin, Tom, quand apprendras-tu à faire face aux conséquences que tu provoques, fit Albus d'une voix calme.

    - Oh, mais je n'ai pas peur de la mort, rassura Voldemort en tendant les bras. Puisque, je suis la...

    - Tu fais confiance à tes Horcruxes, Tom ? coupa le directeur de Poudlard. Ces choses où une partie de ton âme réside ? Ou du moins, devrais-je dire, tu faisais confiance.

    Ce que disait Dumbledore ne plaisait pas à Voldemort qui fit une grimace. Quelque chose n'allait pas. Les Horcruxes ne pouvaient être détruit, c'était impossible ! Et pourtant, ça semblait.

    - Mais il en reste un, reprit le vieil homme. Un dernier Horcruxe... et je sais qui le détient.

    - Impossible !

    Pris de colère, le Seigneur des Ténèbres lança plusieurs sortilèges à la suite, repoussé un par un par Dumbledore.

    - Avada Kedavra !

    - Expelliarmus !

    Les deux flux d'énergie se heurtèrent et changèrent de trajectoire, puis touchèrent le sommet des arbres. Des branches, et des feuilles mortes tombèrent lourdement sur le sol, sans toucher qui que ce soit.

    Au loin, on entendait les cris des agonisants qui commençaient à se faire rare, et pareil pour les duels. Il n'y avait plus de soldat pour combattre une des deux causes.

    Harry Potter arriva en silence malgré la présence importante des feuilles mortes sous ses pieds, qui craquaient sous son poids. Caché derrière un tronc d'arbre qui tenait encore debout, il épiait le duel d'un seul œil, en prenant le moins de risque, et en attendant le bon moment pour agir. Dumbledore maîtrisait la situation, mais pour combien de temps encore ?

    Sans faire exprès, le garçon à la cicatrice trébucha timidement, mais son existence parmi eux se fit découvrir, et il s'obligea à rejoindre Dumbledore qui fit de gros yeux.

    - Potter, voyez vous ça, dit Voldemort d'une voix sans surprise.

    Harry ne daigna même pas à lui lancer un seul regard, mais était sur ses gardes, pour se défendre. Dumbledore n'arrivait pas à croire ce qu'il voyait. Il n'avait pas le temps de se battre avec le plus grand mage noir de tout les temps, et en même temps de protéger Harry Potter.

    - Ne vous inquiétez pas, monsieur, rassura Harry avant que le vieil homme ne dise quoi que ce soit. Je suis là pour vous aider.

    - Je n'ai pas besoin de ton aide, Harry. Retournes à Poudlard, tes amis ont besoin de toi, mais pas moi.

    Vexé, le jeune Potter baissa légèrement la tête. Il aurait pensé que Dumbledore comprendrait sa venue jusqu'ici, et qu'il ne l'aurait pas jeté comme ça, comme un bon à rien.

    Prendre le temps de discuter fut l'erreur la plus cruciale qu'eut jamais fait le professeur. Il avait oublié l'espace d'une poignée de secondes que Voldemort se trouvait là. Et ce fut la dernière chose à laquelle il s'attendait : attaquer Harry par le plus pire des sortilèges impardonnable.

    Albus tenta de s'interposer entre le sort et la prochaine jeune victime, mais ce fut trop tard. Harry Potter n'avait pas vu que celui qui a tué ses parents, venait de s'en prendre à lui même. Il vit au dernier moment l'énergie verdâtre qui toucha sa poitrine. Alors, à partir de cet instant, un coup invisible lui fut asséné, son cœur cessa de battre et ses pieds quittèrent le sol l'espace de deux secondes pour que le corps sans vie soit propulsé comme une marionnette, à quatre mètres de là.

    Dumbledore vit la scène comme si elle était représentée au ralentit. À une seconde près, ça aurait dû être lui la victime. Mais le destin en fit autrement, et venait de prendre la vie d'un jeune homme qui avait affronté maints obstacles dangereux.

    Voldemort venait de finir son travail ; prendre la vie de chaque Potter. Il n'y aurait enfin plus ce sang qu'il maudissait dans l'histoire, plus d'individus qui avait survécu à lui. Un soulagement s'empara de lui, comme si un poids imposant venait de le quitter.

    - Oui ! Enfin ! Quel idiot de vouloir affronter le plus grand Sorcier de tout les temps ! En son honneur et en tant que bon mage noir, je vais verser une larme, une simple larme, ironisa-t-il.

    Aucune réaction de la part de Dumbledore qui souriait. Un geste inhabituel dans de telle circonstances.

    - Eh bien quoi, Albus. La mort de Potter te donne le sourire ?

    - Non, Tom. Je souris simplement parce que le dernier Horcruxe vient d'être détruit.


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