• Chapitre 40 - Firenze & Graup

    Chapitre 40

    Firenze & Graup


     

    Deux flèches furent tirées par le guerrier. Les projectiles firent mouche sur un Mangemort. Ce dernier tomba lourdement sur le sol humide qui venait de teinter dans le rouge.

    La bataille de Poudlard c'était étendue – au grand malheur de tout le monde – jusqu'à la forêt interdite. Les serviteurs des Ténèbres, sûrement enragés d'avoir su que les Centaures ne se ralliaient pas à leur cause, ont alors fait un carnage. Ils brûlaient tout les arbres qu'ils voyaient, et le feu ce propageait à grande vitesse. Tout les Centaures qu'ils apercevaient étés abattu, ainsi que tout être vivant. Le soleil s'était levé depuis vingt minutes, depuis que l'affrontement avait commencé et le bain de sang était déjà monstrueux.

    Firenze, le Centaure qui avait sauvé Harry Potter lors de sa première année à l'école, guidait les femmes et enfants de sa colonie à travers la forêt, afin de les éloigner le plus loin possible du champ de bataille. Sauf que les Mangemorts les avaient très vite rattrapés.

    L'homme-cheval se muni d'un cor ancestrale et souffla dedans. Son souffle puissant semblait réveiller entièrement la forêt. Des animaux ailés s'envolèrent par groupe de dizaines voir de centaines d'individus, des cris qui étaient normalement nocturne répondirent à cet appel. Mais ce signal était pour avertir les guerriers de la colonie du danger que courait les femmes et enfants. Il prit également le risque de signaler leur position à l'ennemi.

    De faibles rayons de soleil traversaient les branches des hauts arbres qui s'élevaient sur des dizaines de mètres. L'un des arbuste s'effondra à côté du Centaure, les racines étaient en feu. Firenze se munit de deux autres flèches, les encocha à la corde de son arc, tendit celle-ci et attendit le bon moment pour les tirer. Deux secondes après, un être enveloppé d'une cape apparut et se cacha juste à temps derrière le tronc d'un arbre allongé. Les flèches vinrent se planter dans l'écorce déjà morte.

    Il jura, c'était rare qu'il puisse rater sa cible, surtout de peu. Il frappa le sol avec ses sabots arrières et galopa en direction de cet ennemi. Tout en allant vers sa cible il arma encore son arc. A dix mètres de son adversaire, ce dernier se leva et lança un sort :

    - Avada Kedavra !

    Par chance, Firenze sauta à temps sur plus de deux mètres de haut. Le sort passa juste entre ses pattes. Il en profita pour décocher ses flèches et abattre ainsi le Mangemort. Quand le Centaure retomba sur le sol, il eut la mauvaise surprise de se faire prendre par derrière par un autre ennemi.

    - Expelliarmus !

    L'arc lui fut retiré des mains pour atterrir quelques mètres plus loin. Il se retourna et vit une femme sur le tronc d'un arbre qui venait juste d'être terrassé. Elle avait sa baguette qui visait le Centaure, impuissant. Les deux individus restèrent ainsi pendant une poignée de secondes. L'homme eut le réflexe de souffler de nouveau dans sa trompe. Le bruit qu'engendra l'objet fit trembler le sol et certains arbuste vieux de plusieurs siècles. Le Mangemort ressentit des chatouillements parcourir son corps, ayant comme base ses pieds. Elle eut des grattement au niveau de ses mains, et ne put retenir plus longtemps sa démangeaison. Donc, elle se concentra sur ses membres et Firenze eut juste le temps de charger sa prochaine victime. Il y parvint et la piétina alors qu'elle hurlait de douleur.

    - Ça c'est pour mes frères, mes sœurs et mes enfants qui sont tombés, dit-il en enfonçant ses sabots dans le corps sans vie de la femme. Et ça, c'est pour ma rage !

    Il venait de se défouler, chose qu'il n'avait pas fait depuis très longtemps. Il fut soulagé d'avoir dissipé sa rage d'une telle façon, bien qu'elle était barbare. Personne ne l'avait vu, c'était le plus important. Il récupéra son arc et le plaça dans son dos.

    Ensuite, il sonna encore cet appel, tout en se dirigeant vers le convoi de sa colonie qui s'éloignait derrière lui. Il sauta par dessus des troncs, alors que les arbres dans son dos étaient en train de brûler, le feu ce répandant à une vitesse alarmante. Plusieurs animaux de la forêt fuyaient dans la même direction que les Centaures. Des Sombrals survolaient la zone, s'éloignant également. C'était l'apocalypse total.

    Des cris retentirent au loin. Firenze dressa la tête vers les derniers membres de la colonie, ils étaient attaqués par trois Mangemorts. Il accéléra la cadence de sa course et s'équipa de son arc et d'une flèche. Il ne luit en restait plus que trois dans son carquois, c'était plutôt risquer de s'attaquer à eux, seul.

    Cent mètres à parcourir. C'était trop loin, il n'y arriverait jamais. Des images défilèrent dans sa tête ; celle d'un massacre sanguinaire, sauf que ce carnage, c'était lui qui allait le faire si ses sœurs et ses enfants étaient tombés. Ce n'était pas réellement ses propres enfants, mais il les considérait comme tel.

    Il marcha dans une flaque d'eau à la couleur et l'aspect goudron. Ses sabots en fut imprégnés. A présent, des feuilles mortes, de la terre sèche et autres collèrent à ceux-ci, le gênant dans sa chasse.

    Dix mètres, il lâcha sa flèche. Le projectile partit à grande vitesse et se planta dans l'épaule du Mangemort le plus proche. Celui-ci, par la force de ce carreau, fit un tour sur lui même en l'air pour retomber brutalement sur le sol. Les deux autres Serviteurs du Mal cessèrent leurs activités pour s'intéresser au guerrier. Firenze ne se permit pas de montrer sa peur, au contraire, il tenta de les intimider en s'élevant sur ses deux pattes arrières. Les Mangemorts se mirent à rire, se foutant du Centaure.

    - Regarde, sale animal, fit un Mangemort en montrant d'une main l'horizon où une douzaine de de silhouettes se pressaient de rejoindre le convoi de fuyard. Tu n'as aucune chance de tous nous terrasser à toi tout seul.

    Firenze lui jeta un regard noir. Il sortit une autre flèche de son carquois et acheva la vie de l'homme qui avait un bout de bois dans son épaule et qui tentait de se relever.

    Tout à coup, le déracinement d'un arbre proche résonna. On aurait dit quelqu'un qui arrachait l'arbuste de la terre comme un simple enfant avec de l'herbe. Puis, venant de nul par, un tronc d'une taille extrême fut lancé contre les Mangemorts qui se rapprochaient de plus en plus. Ils n'eurent pas le temps de réagir qu'ils furent littéralement aplatit comme de vulgaires insectes.

    - Qui a dit que j'étais seul ? Lança le Centaure en souriant.

    Le Mangemort ouvrit la bouche pour jeter un sortilège, mais il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit que Graup – le géant frère de Hagrid – le saisit par la taille à une main et le balança contre un arbre. La tête du Mangemort s'écrasa la première et s'ouvrit. Le dernier adversaire fut assassiné par Firenze.

    Les Centaures qui composaient le convoi étaient terrifiés à la vue du Géant, haut de huit mètres. Ils n'appréciaient pas cet être, lui qui ravageait tout à cause de sa maladresse. Il a était chassé plusieurs fois par les mi-hommes mi-chevaux. Aujourd'hui, il les aidait et des plaies parsemaient son visage. Pour une fois, ce n'était pas les Centaures qui avaient causés cela.

    Le sol s'ébranla. Une quinzaine de guerriers arriva, prêt à se battre.

    - Le cor de la colonie à sonné, expliqua Magorian en regardant certaines femmes et enfants giser sur le sol, mort.

    Le Centaure était le chef du troupeau, il était entièrement blanc et sa queue ainsi que sa crinière étaient blonde. Son regard se figea sur le géant. Les autres guerriers visaient déjà Graup.

    - Non ! S'interposa Firenze en baissant l'arc du chef. C'est lui qui nous a sauvé, il est un héros.

    Graup fit une grimace. Il ne comprenait rien du tout. Parlait-on de lui ? Il décida de s'asseoir sur un tronc, attendant l'occasion d'aider de nouveau.

    - Très bien, nous devons soutenir l'école de sorcellerie, le Mal a fait trop de dégâts, il faut que tout cela cesse. Centaures, avec moi !

    Magorian s'était retourné vers les siens et leva son arc. Les guerriers imitèrent ce geste en lançant un cri de guerre puissant. Puis, ils se retournèrent et galopèrent vers Poudlard, en faisant trembler le sol sous leurs sabots.


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