• Chapitre 4 - Le foyer

    Chapitre 4

    Le foyer


     

    Il venait de courir plusieurs kilomètres sans faire une seule pause. À présent, ses jambes flageolaient comme un octogénaire venant de s'élancer sur dix mètres. Bizarrement, il se retrouva à quelques mètres de là où il s'était fait agresser la veille, par la bande de Dudley Dursley. Sur sa gauche, il retrouva la Jaguar une nouvelle fois brillante et garée impeccablement, elle n'avait pas bougée un pouce en une demie journée.

    Essoufflé par sa course, il décida de s'arrêter et d'apprécier ce moyen de locomotion de collection. Jamais il serait lassé d'un tel spectacle. Cette activité était en quelque sorte sont jardin secret ; il aimait bien admirer les belles voitures et oublier tout ce qui le tracassait dans sa misérable vie. Il faisait même une collection des identités des véhicules qui le marquait, et celle-ci l'avait frappé à l'œil la première fois.

    Alors, il décida de s'asseoir sur le trottoir et posa son sac sur ses genoux. Par maladresse, il dressa la capuche de sa veste sur sa tête et d'un rapide geste, il la remit à sa place. Une fois le sac à dos ouvert, il plongea la main à l'intérieur et en sortit une trousse banale puis tâta à la recherche d'un classeur dont la couverture était dessinée en noir et vert ; couleur typique du camouflage militaire. Étrangement, il n'y était pas. Ce classeur était sa propriété privée, en quelque sorte son journal intime qui possédait plusieurs parties et d'habitude, il l'avait toujours sur lui, ou du moins, dans son sac à dos. Et aujourd'hui, il n'y était pas. L'adolescent jura. S'il l'avait perdu, il ne s'en excuserait jamais. Dans son classeur aux multiples dossiers qui ne concernait que lui et uniquement lui, ce trouvait des informations confidentielles et des notes de ce qu'il pensait sur le monde qui l'entourait.

    Drôlement, ses pensées se tournèrent vers la discussion de la nuit dernière et du matin même, il y a peine une demie-heure. Ce professeur Dumbledore était vraiment bizarre. Peut être que la vieillesse l'a fait perdre la tête. Mais après tout, le gouvernement de chaque pays cachait bien des secrets qui pourraient être les causes d'une émeute mondiale, et peut être que le monde des Sorciers faisait partit de l'un de ces secrets. Si seulement Nolan pouvait le savoir, alors sûrement il aurait cru aux balivernes du vieil homme. Mais, les êtres qui étaient présents à la maison de Sirius Black semblaient y croire. Ça devait être de sacrés comédiens, car déjà d'une, ils ont inventés des mots surtout avec le mot Moldu qui désigne des personnes ne pratiquant pas la magie, et de deux, la technologie visuelle était surprenante ; l'image en 3D de cet Elfe de maison était complétement surprenant tout comme celui du loup garou, semblaient presque réel. Rien que la pensée du tableau de la vielle femme qui bougeait, donna le sourire aux lèvres de Nolan. Ce n'était qu'un canular visant sa personnalité, et il était tombé dedans. Pensivement, il félicita les figurants ainsi que les réalisateurs de cette blague. Il s'en voulu même d'avoir tremblé sous les menaces de certains individus, ce fut la preuve qu'il était complétement submergé par ce monde digne d'un écrivain à l'esprit tordu. Harry Potter et le fils Dursley doivent être également tout les deux complices à cette farce. Ils ont même dû sacrifier une voiture pour rendre la chose encore plus réel.

    Nolan soupira, le regard perdu sur la Jaguar. Il ferma son sac à dos et se releva une fois être reposé assez longtemps pour continuer sa route jusqu'à son foyer qui se trouvait à quelques pattés de maisons. Ses éducateurs devaient être également dans le coup.

    Il tourna à une rue et cessa tout mouvement. Devant lui se présentait un spectacle saisissant : une voiture au capot complètement déformé par un poids lourd invisible. Des rubans en plastique entouraient le lieu de l'accident. Aussi incroyable que cela puisse paraître, la voiture était garé comme il faut et il n'y avait rien qui pouvait dire ce qui avait provoqué l'accident ; aucun dérapage sur le sol goudronné, aucune tuile tombée d'un toit voisin, rien. Par contre, il y avait quelques trace de sang. Ce fut cet élément qui donna la puce à l'oreille de Nolan. Le loup garou qui l'avait poursuivit, avait sauté sur cette voiture et avait fait fuir par la même occasion Dudley Dursley et sa bande. Nolan avait remarqué des taches de sang sur la fourrure de l'animal et des dents ensanglantées. Certaines goutes avaient dû donc tombées.

    Pour que la police se mêle de ce problème, cela signifiait donc que ce n'était pas un canular mais belle et bien la réalité. L'adolescent eut une convulsion et des frissons parcoururent son corps. Il repensa à l'attaque qu'avait fait contre lui cet homme à l'œil artificiel et à la proposition de Dumbledore. Travailler pour lui... avec ce demi géant nommé Hagrid... travailler pour une école, et pas n'importe quelle école ! une école de sorcellerie ! Peut être qu'il serait mieux là bas que de son foyer. Non, pourquoi pensait-il à ça. Il ne connaissait rien de ce monde inconnu, à part le nom de l'école : Poudlard ; et le jeu Quidditch ainsi qu'un joueur, Viktor Krum. Des gens non civilisés en plus ; leurs armes sont des bouts de bois, et non une arme à feu. Mais ce bout de bois était magique et lançait des sortilèges mortels ou non.

    Nolan se promit qu'il songerait au plus vite à ce choix difficile et prendrait une décision avant le lendemain midi. Décidément, il ne savait plus dire ce qu'était vrai de ce qui était faux.

    Pas par courage, mais plutôt par envie, le jeune homme reprit son chemin et passa à côté de la zone délimitée par le ruban jaune fluo. Il traversa deux rues déserte et remarqua à cet instant que le ciel était complètement noir.

    Un temps de chien, pensa-t-il en regardant les premiers éclairs zébrer le ciel. Je ferais mieux de me dépêcher avant de me prendre la première averse.

    Il aurait plutôt mieux fait de ne pas rêvasser, car aussitôt sa pensée dite, aussitôt les premières gouttes tombèrent en trombe. En quelques instants, il se retrouva entièrement mouillé. Ce n'était pas un crachin, mais ça pleuvait comme vache qui pisse. Cinq minutes suffirent à ce que les gouttières guide l'eau jusqu'au sol, et à ce que les égouts soient utilisés. Maintenant qu'il était mouillé, autant en profiter pour se décrasser.

    Une fois fait, il traversa deux pattés de maisons et se retrouva à la limite de Little Whinging. Le foyer de Nolan Daïl était construit à l'angle de deux rues. Il se dressait sur plus de quatre étages et possédait une dizaine de chambres pour les pensionnaires et les deux éducateurs. Il retrouva ce bâtiment familier et fut soulagé de le voir enfin. Par contre, les deux voitures de police présent devant celui-ci ne devaient pas être là. Les girofars bleus tournoyaient dans une lenteur répétitive. Nolan se demanda pourquoi y avait-il les forces de l'ordre dans son foyer. Était-ce à cause d'un interne qui avait fait une bêtise ? Ou était-ce lui même ? La deuxième option s'avérait être la bonne. D'après une loi destiné aux foyers, les éducateurs avaient l'ordre de prévenir la police de la disparition d'un pensionnaire au delà de vingt-quatre heures. Et pour Nolan, ça faisait plus de ce délai. Il était la raison de la présence des agents.

    Juste à ce moment, la première averse cessa et un rayon de soleil filtra à travers les épais nuages. Malchanceux, voilà le mot juste qui allait actuellement pour l'adolescent.

    Il prit son courage à deux mains et passa entre les deux voitures en regardant à l'intérieur. Les fenêtres ouvertes, des appelles lancés depuis le central, adressés à d'autres policiers en service crachouillaient à travers les parasites de la radio. Il grimpa les quelques marches menant à la porte d'entrée et une fois devant celle-ci, il souffla, tenta de se coiffer correctement, plissa son pantalon sale et sa veste et poussa la lourde porte. Une chaleur étouffante s'échappa par cet endroit et une porte claqua juste avant que Nolan ait refermé celle d'entrée derrière lui.

    Des pieds de chaises trainant sur le sol résonnèrent alors qu'il quitta ses chaussures et chaussettes trempées et marcha sur un tapis doux. La luminosité de l'extérieur éclairaient parfaitement les lieux et des ombres se dessinèrent sur le mur face à Nolan. À côté de ce mur, les larges escaliers menant à l'étage supérieur, là, un jeune homme descendit. Noir de peau, un bonnet sur la tête, il dévisagea le jeune Daïl. Plus âgé que lui, il était cependant plus petit mais semblait avoir peur de rien.

    J'en connais un qui va s'en prendre plein la gueule, avertit le jeune homme en remontant les escaliers.

    Nolan resta planté sur place. Il s'attendait à se faire remonter les bretelles brutalement, mais après tout, ce n'était pas de sa faute de son absence. Qui le croirait ? C'était jamais la faute de personne de toute façon.

    Une femme d'une quarantaine d'années fit irruption en trombe dans le hall et se jeta dans les bras de l'arrivant. Prit par surprise, il tituba légèrement et reprit son équilibre puis serra dans ses bras son éducatrice. C'était une petite femme blonde qui était rongée par la fatigue depuis qu'elle n'avait plus eu de nouvelle de la part de Nolan. Sitôt après, l'éducateur – un grand homme aux cheveux gris et au visage dévoré par les rides – arriva, accompagné de trois personnes en costume commun.

    Oh Nolan, que je suis contente de te retrouver, je me suis fait un sang d'encre à ton sujet.

    Sans desserrer son emprise, la femme parla dans un murmure profond. Sans savoir pourquoi, Nolan était l'adolescent préféré de Malorie – l'éducatrice –, contrairement à François – l'éducateur –, rendant plus ou moins jaloux les autres jeunes du foyer. François avait déjà battu Nolan à plusieurs reprises. Ce dernier n'avait jamais porté plainte, ni même la femme. Personne à vrai dire, tout le monde avait peur de cet homme, tout le monde sauf quelques pensionnaires.

    Je vais bien, arriva à articuler Nolan, je vais bien. Je suis juste frigorifié, mais je vais bien.

    Frigorifié ? s'étonna François. C'est une journée d'été, il fait une chaleur comme pas possible, comment peux tu avoir froid ? Et pourquoi tu es mouillé ? Il flotte dehors ?

    Nolan repoussa Malorie légèrement et regarda son interlocuteur avec bizarrerie puis répondit avec ironie :

    Non, non, tu vois, je transpire énormément ces derniers temps et aujourd'hui on voit parfaitement le résultat de mes efforts.

    L'homme s'avança d'un pas et fit un léger geste de la main. Il s'interrompit en sachant que des policiers étaient à ses côtés. À ce mouvement, Nolan avait reculé de quelques centimètres et l'éducatrice c'était imposée devant lui, pour le défendre.

    Comme s'il n'avait rien vu, le plus vieux des policiers jeta un œil sur le bloc note qu'il avait entre les mains et dévisagea Nolan. Il vit qu'il était légèrement blessé à la tête et qu'il avait ses vêtements sale et troué.

    Jeune homme, commença-t-il, vous nous avez fait une peur bleue à tous. Votre disparition volontaire ou non, nous a fait perdre un temps précieux. Mais comme nous sommes ici, j'aimerais vous poser quelques questions. Puis-je ?

    Nolan acquiesça d'un brusque signe de tête. Le groupe se dirigea vers le salon, où une longue table en bois prenait la moitié de la place. Des chaises poussées étaient présentes et l'adolescent s'installa à l'une d'elle, sans se soucier qu'il était toujours mouillé et tremblait légèrement.

    L'agent âgé nota quelque chose sur une page de son cahier et regarda droit dans les yeux le jeune homme.

    Très bien, monsieur Daïl. Pouvez-vous nous dire où vous étiez durant la nuit dernière et pourquoi cette absence. Ce que vous avez fait, ce que vous avez mangez pour le dîner, où vous avez dormit et ce que vous avez déjeunez.

    Nolan leva un de ses sourcils en signe d'interrogation.

    Pour un questionnaire de flic, il est assez spécial.

    C'est le questionnaire réglementaire en cas d'une disparition. On veut savoir si vous avez été potentiellement drogué, si vous avez eu des rapports sexuels, ou si vous...

    Je n'ai été absent qu'une nuit ! coupa sèchement le jeune Daïl. J'étais absent de mon plein grès. J'ai le droit de me retirer un peu et de vivre librement ne serait-ce qu'une nuit, non ? C'est trop demandé ?

    Sans remarquer, il avait haussé la voix et à présent, il sentit tout les regards le verrouiller et se fit plus petit. Trois pensionnaires épiaient la conversation à partir de la porte, et Nolan savait qu'il y en avait plus qui les écoutaient.

    Veuillez répondre aux questions, s'il vous plaît, insista l'agent de police. Et n'essayez pas de mentir.

    Sous le regard encourageant de Malorie, Nolan expliqua :

    J'ai... J'ai été attaqué par un loup sauvage.

    À ses mots, François piffa silencieusement, contrairement aux adolescents qui les écoutaient.

    Ne dit pas de sottise, Nolan, ne prend pas ces agents pour des imbéciles, fit l'éducateur en se redressant sur sa chaise.

    Mais c'est vrai ! protesta le jeune homme. J'ai été attaqué par un loup. J'ai courut pour ma vie, car il ne voulait pas me lâcher. Je suis tombé à plusieurs reprises, et un moment donné, j'ai perdu connaissance, et je me suis réveillé sur les coups de midi d'aujourd'hui même, mentit-il.

    Nolan !

    François se leva de son siège et fit renverser celui-ci. Avant de dire quoi que ce soit de plus, le membre des forces de l'ordre le plus jeune s'interposa :

    Monsieur, calmez-vous s'il vous plait. D'après certains témoignage de l'accident voisin de la veille, un loup sauvage aurait en effet était aperçut à plusieurs reprises dans les quatre coins de Little Whinging. Cet animal aurait bien pût poursuivre monsieur (il montra de la main Nolan) pour une raison inconnue. C'est tout à fait possible.

    Pour la première fois de sa vie, Nolan avait une preuve de ce qu'il disait, bien que ce loup sauvage soit en fait un loup-garou. Il se sentit bien à cet instant précis car quelqu'un le croyait dans ses dires. Depuis toujours il rêvait d'avoir des preuves sur ses expériences, et aujourd'hui il en avait une. Aujourd'hui était un grand jour pour Nolan Daïl, il se promit qu'il noterait cet événement dans son classeur, une fois qu'il l'aurait retrouvé.

    François se rassit à sa place en lançant un regard noir à l'adolescent. Il allait le punir dès qu'il en aurait l'occasion et sévèrement.

    D'accord, fit le policier âgé en notant des choses. Et, c'est tout ce que vous avez à nous dire, jeune homme ?

    Oui, monsieur.

    Vous êtes sûr ? Vous n'avez pas subit de choc émotionnel ou autre ?

    Non, monsieur.

    Très bien, dans ce cas nous en avons terminé avec vous. Mais, si quelque chose – que ce soit un infime détail – vous revient, prévenez nous, car ce loup sauvage n'a toujours pas été capturé et vagabonde encore en liberté dans le quartier ou dans Londres même. Faite attention à présent.

    Je ferais attention, monsieur, ne vous inquiétez pas pour ça.

    Malorie posa une douce main sur celle de Nolan, et au contact de la peau contre peau, le jeune homme eut un sursaut.

    Pouvez vous nous laisser, nous aimerions discuter avec vos éducateurs.

    Sans broncher, Nolan se leva et monta à l'étage pour se changer et se nettoyer. En montant les escaliers, il rencontra des pensionnaires qui avaient assistés à la discution. Ils ne lui souhaitèrent même pas la bienvenue et le bousculèrent.


     

    *

    **


     

    L'eau chaude coulée à flot sur son corps crasseux. Ça faisait dix minutes qu'il était sous la douche et il ne se lasserait jamais du contact de cette eau sur son corps.

    Il pensait que se décrasser lui aurait vidé la tête, mais il ne pouvait s'empêcher de songer à la maison des Black's et à ses habitants. Cette Nymphadora aux cheveux rose qui l'avait secourue, cette Hermione Granger séduisante tout comme la Ginny Weasley. Et Harry Potter... le Harry Potter qui était également un sorcier. Il n'arrivait pas à y croire. Le demi géant qui occupé le post de garde forestier à l'école de Poudlard ; Kreattur, l'elfe de maison ; Dumbledore, le directeur de Poudlard qui avait la centaine d'années passé... Nolan sourit en repensant à cet homme. Il avait gagné durant le duel des yeux, mais peut être que la prochaine fois ça ne serait pas pareil.

    S'il acceptait la proposition du vieil homme, que deviendrait-il ? Serait-il aimé ou haïe par les écoliers de cet école ? Quel serait son rôle ? Adorerait-il sa vie là bas ? Que des questions dont il aimerait bien connaître les réponses. Tout de manière, il avait jusqu'au lendemain midi pour faire son choix, ça lui laissait largement le temps, bien qu'il aurait préféré avoir un peu plus de temps.


     

    *

    **


     

    Il prit la décision de réfléchir à son sujet et passa toute l'après midi à faire les cent pas dans sa chambre. Il avait refusé le repas apportée par Malorie et n'avait accepté qu'une pomme. Son ventre criant famine, il ne voulait pas voir les autres pensionnaires, ni même ses deux éducateurs. Il n'avait pas la tête à ça.

    Durant des heures, il nota sur une feuille blanche qui traînait sur son bureau, des informations sur lui : ses capacités physique et intellectuelle. Puis, chercha dans des encyclopédies de la bibliothèque du foyer des articles sur les activités des gardes forestier. Ceux-ci avaient pour mission de s'occuper d'une forêt qui leur était attribuée. Ils devaient surveiller les bois, chasser les intrus, aider les animaux en détresse, faire tout un tas de chose concernant les forêts. Cela n'avait pas l'air bien compliqué. Hagrid, le demi géant possédait sûrement une force Herculéenne, donc pour lui ça ne devait pas poser problème. Nolan était un adolescent maigre mais plutôt agile et débrouillard, ça posait problème.

    Mais si Dumbledore lui avait proposé ce post, c'était bien pour une raison. Mais laquelle ? Parce que Nolan connaissait des choses sur le monde des Sorciers et le sort Oubliette n'avait pas fonctionné sur lui ? Non, c'était assurément pour autre chose dont seul le vieil homme savait.

    Alors que la nuit tombait, le jeune homme alluma la lampe de bureau et cacha son visage dans ses mains. Il souffla. Pourquoi la vie était-elle si compliquée ? Pourquoi devait-il endurer ceci ? Et s'il se donnait la mort volontairement, il n'aurait plus de problème aussi important. Un loup garou en veut après lui, et des Sorciers veulent l'aider. Que ce passait-il autour de lui ?

    Tandis qu'il se leva de son siège de bureau, il entendit un son étrange : toc ! toc ! toc ! Il ouvra la porte de sa chambre et vit personne de l'autre coté mais entendit un brouhaha à l'étage inférieur. Toc ! toc ! toc ! Ça ne venait pas de la porte mais de derrière lui. Il tourna sur lui même et vit une ombre sur le rebord de sa fenêtre. Toc ! toc ! toc ! Une chouette blanche comme neige était présente et toquait avec son bec contre la fenêtre. Nolan s'avança sur ses gardes et ouvrit avec le bras tendu la fenêtre. Aussitôt, l'animal rentra dans la chambre, fit un tour au dessus de sa tête, et se posa sur le bureau. Elle avait un morceau de papier plié, accroché à une patte que l'adolescent s'empressa de prendre.

    La chouette hulula férocement et battit des ailes.

    Chut ! Tait-toi, on a pas le droit aux animaux ici ! Ne me mets pas plus de problèmes sur le dos, tenta Nolan mais en vain.

    Il déplia le papier qui était en fait un article de journal du nom de ''Gazette des Sorciers'' que Nolan ne connaissait pas. Par curiosité, il lu le sujet :

    Un Moldu attaqué et dévoré par un garou

    par Rita Skeeter

    Hier soir, très tard, un événement non commun a attiré les membres du Ministère de la Magie dans les rues de Little Whinging, l'endroit même où a était élevé le jeune et célèbre Harry Potter. Tout pensait à croire que l'accident concernant Potter, mais une fois sur place, certains témoins Moldu ont expliqués qu'ils avaient vu ce qu'ils appellent un ''loup sauvage'' poursuivre un jeune de leur espèce.

    Malheureusement, personne ne retrouva ce garçon, ni le loup garou d'ailleurs. Tout pense à croire que le garou a dévoré le Moldu. Chose tout à fait surprenante car comme vous le savez, les garous ne s'attaquent jamais aux Moldus sans une raison valable. L'enquête est toujours en cours, le Ministre de la Magie en personne a déclaré dans la matinée que plusieurs prisonniers d'Azkaban se sont évadés peut avant l'évènement et qu'il y aurait peut être un rapport.

    D'après les éducateurs de l'adolescent Moldu, ce dernier était une personne tout à fait étrange qui aimait s'inventer des choses. Des sorts d'amnésies ont bien sur étaient lancés sur les Moldus qui ont témoignés tout ce qu'ils savaient sur Nolan Daïl.

    Encore plus étrange, il se trouve que Nolan Daïl ait été en contact avec Dudley Dursley – le cousin de Harry Potter – peut avant sa mort. Trop de coïncidence tue le hasard. Ce qui est sur, c'est que cet accident n'est pas prêt d'être jeté dans les oublis.

    D'autres informations supplémentaires viendront dans les jours à venir compléter cette enquête.


     

    Mais je ne suis pas mort ! marmonna Nolan. Je n'ai pas était dévoré ! Et d'ailleurs, comment savent-ils toute ces informations là ? Ils parlent de mes éducateurs... ils sont venu au foyer ?!

    Il n'arrivait tout bonnement pas à y croire. Encore une preuve de l'existence du monde des Sorciers, mais, qui l'avait envoyée ? Quelqu'un qui devait sûrement le connaître. Une personne qu'il avait rencontré la veille ? Peut être. Néanmoins ça foutait les pétoches se genre d'article. Des gens le croyait mort... Peut être que dans les journaux locales du lendemain, il trouverait le même sujet annonçant sa mort. Pas possible, des agents de police l'avait vu et questionné. En tout cas, les journalistes de la Gazette des Sorciers possédaient de bonnes sources et étaient vite au courant.

    Puis les membres du Ministère de la Magie ressemblaient à la police Moldu. Décidément, Nolan ne savait plus ce qui était bizarre de ce qui ne l'était pas.

    La chouette hulula une nouvelle fois pour faire signe de sa présence. L'adolescent sortit d'un de ses placards un gâteau sec qu'il donna à l'animal volant. Celui-ci s'empara de la nourriture par le bec et s'envola à l'extérieur de la chambre par là où il était rentré, laissant Nolan seul. Il frissonna après un courant d'air et se hâta de fermer la fenêtre.

    La fatigue s'emparant de Nolan le força de se préparer à se coucher. Il bâilla et se mit en caleçon. Puis, il prit son sac à dos et changea le rechange de l'intérieur. Il ajouta également son argent de poche, une paire de chaussures. C'était au cas ou. Mieux valait se préparer au pire comme au meilleur.

    Juste avant de se rallonger, il se contempla au miroir de sa chambre. C'est vrai qu'il était maigre. Mais, on voyait bien ses muscles et même certaines côtes. Des grains de beauté sur son torse, des yeux verts tirant sur le bleu, et ses cheveux couleur auburn protégeant ses oreilles ; pour lui, il n'était pas un adonis, ni très moche et il ne comprenait pas pourquoi il n'avait jamais eu de conquête amoureuse. Il était certes bizarre, mais aucune jeune fille n'avait voulu le connaître plus que son physique, elles s'arrêtaient tous là, se sont toutes les mêmes de toute manière.

    Il en avait déjà aimé plus d'une, mais ce n'était pas réciproque, comme si il les repoussait tous.

    Devant la glace, il s'arrêta sur plusieurs positions et mima le penseur, puis l'homme musclé. Il y avait une grande différence entre les hommes qui développaient leurs muscles pour la compétition et/ou draguer des filles. Nolan, lui, se musclait quand il avait envie et uniquement pour lui.

    Enfin, il cessa son délire et s'allongea sur son propre lit et se sentit à l'aise. Il s'endormit quelques instants après.


     

    *

    **


     

    Ouvre !

    Boom ! boom ! boom !

    Ouvre moi Nolan ! aboya François de l'autre côté de la porte.

    L'adolescent ouvrit un œil pensant que ce n'était qu'un rêve et attendit une poignée de secondes pour en être sûr. Par malheur, ce n'était pas un rêve. Des coups sauvage contre la porte la faisant vibrer firent sauter du lit Nolan.

    Il chancela de droite à gauche, toujours à moitié endormit et se tint à son bureau. Il vit qu'il n'avait pas éteint sa lampe et que le jour se levait à peine. Que se passait-il pour qu'on le réveille ainsi ? Y avait-il le feu ? Non, sinon il y aurait eut l'alarme d'incendie déclenchée. Mais, François semblait énerver sur Nolan. Pourquoi ? Par rapport à la veille et à ce qu'il avait raconté aux policiers ? Certainement, et il allait une nouvelle fois le punir. Le jeune Daïl ne pouvait se laisser faire. Il n'avait pas fait la demande de se faire placer dans un foyer parce qu'il avait des parents violent, pour se faire tabasser une nouvelle fois par son éducateur.

    Donc, il prit un pantalon-court blanc et se pressa de l'enfiler. Une fois fait, il prit les chaussures de son sac, les enfila sans chaussettes et s'attaqua au tee-shirt. Avant qu'il eut put le mettre, la porte craqua et explosa en morceaux, laissant François entrer. Il semblait enragé et avait les cheveux en pétards. Il grogna et de la bave semblait couler le long de sa bouche.

    Ne bouge plus Nolan ! tonna-t-il. Tu vas avoir ta correction !

    Non ! répondit le concerné en prenant son sac d'une main et son haut blanc de l'autre. Je ne veux plus souffrir par vos mains !

    L'homme fonça comme un bélier sur Nolan qui se trouvait devant le bureau. Le sol vibra à chacun de ses pas et il continua toujours de grogner. Au dernier moment, Nolan sauta sur le côté ; sur son lit. Grâce au matelas, il fit un bond et se retrouva de l'autre côté. François eut juste le temps de contourner le lit et se retrouva une nouvelle fois face à sa victime. Il sauta sur lui et le serra dans ses bras. Nolan tint prise sur les choses qu'il avait en mains et se sentit étouffé. Ses pieds quittèrent le sol alors qu'il était entrain d'être étranglé. Son pied gauche toucha quelque chose, et l'adolescent mit tout son poids dessus, puis poussa. Sous la force de cet élan, il donna un coup de tête à la mâchoire de son agresseur et ce dernier lâcha prise. Nolan en profita pour s'échapper. Il courut jusqu'au couloir, là, des pensionnaires réveillés par le boucan c'étaient précipités à savoir ce qui se déroulait dans la chambre voisine.

    L'adolescent torse nu bouscula plusieurs jeunes en se frayant un passage jusqu'aux escaliers. Là, il les descendit trois à trois et il sortit aussi vite qu'il pouvait du foyer. Une fois dehors, il sentit la fraicheur lécher son corps et se dépêcha de se revêtir de son tee-shirt sans s'arrêter de courir.

    Des larmes perlèrent ses joues tandis qu'il traversa une rue, une voiture klaxonna alors qu'elle venait juste de quitter sa place. C'était l'heure d'aller au travail pour gagner sa vie, Nolan ne connaissait pas encore ça.

    Il entendait au loin son prénom crié par la voix grave de François, mais il n'y prêta guère plus attention. Ce qu'il voulait c'était de partir loin et vivre une vie plus ou moins normale, là où il pourrait faire ce qu'il veux. Or, il fallait qu'il affronte avant tout les problèmes qui l'assaillaient, chose une nouvelle fois difficile.

    Que deviendrait-il à présent ? Où vivrait-il s'il n'était pas en sécurité au foyer ?

    Il n'avait à présent qu'une seule chose à faire : aller au rendez-vous au Chaudron Baveur et affronter son destin.


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