• Chapitre 32 - Confrontation Verbale

    Chapitre 32

    Confrontation verbale


     

    - Je t'attendais, Harry.

    Il venait à peine de poser sa main sur la poignée que cette voix chaleureuse mais cruelle l'accosta. Il resta figé ainsi quelques secondes. Sa baguette en main droite était prête à servir. Il poussa la porte et à sa grande surprise, il remarqua qu'il n'y avait aucun bazar dans cette salle. Tout était rangé à la perfection, comme à l'habitude.

    - Si tu veux savoir, aucun Mangemorts n'a pénétré à l'intérieur de ses murs, j'ai horreur de leur barbarie, avoua Dumbledore.

    Aucun sauf les professeurs et Lucius Malefoy, pensa Harry en contemplant encore les lieux.

    Dumbledore se tenait derrière son bureau, les mains croisés et ses lunettes au bout du nez. Il semblait si fatigué. Plusieurs parchemins étaient sur la surface de la table, ainsi qu'une plume avec de l'encre au bout. Il y avait même quelques objets dont l'épée de Godric Gryffondor. C'était celle qu'il avait utilisé trois ans plus tôt contre le basilic et il en était sortit vainqueur.

    Le Phœnix dormait sur sa perche. Ses plumes ayant comme dominance la couleur rouge le rendait magnifique. Harry pouvait passer plusieurs heures à le contempler dans toute sa beauté.

    Les tableaux présents dans la salle étaient complétement vide de toute personne. C'était pourtant l'heure de dormir pour tout le monde, y compris eux, mais ils avaient dû quitter Poudlard à cause des événements.

    Dumbledore avait ses lèvres tendus, ainsi, elles formaient un sourire qu'il n'avait jamais fait au par avant. L'écolier eu un petit sursaut en voyant ce geste inédit.

    - Par quoi commençons ? Demanda Dumbledore toujours sur le même ton calme.

    Harry tenta de l'ignorer mais ne put s'empêcher de le regarder tout en allant à la hauteur du bureau. La main qui tenait la baguette qui pointait toujours le sol, tremblait énormément. Il n'avait pas entièrement le contrôle de son corps. Sa plus grande envie était de jeter un sort mortel sur Dumbledore. Il était la cause de la mort de Seamus et de pleins d'autres élèves.

    - Je voudrais savoir la vérité, dit Harry bien droit face au vieil homme.

    Albus l'invita de la main à s'asseoir sur la chaise la plus proche. Harry se vit de refuser.

    - Alors tu m'en verras navré, je dois prendre des précautions.

    Le jeune homme fronça des sourcils. De quoi parlait-il ? L'ancêtre avait changé en seulement une courte journée, peut être que depuis les cinq années qu'il le connaissait, il n'avait cessé de mentir. Ce dernier fit un signe à Harry. Non, ce n'était pas destiné à lui mais quelqu'un d'autre.

    Il se retourna et fut étonné de voir Jack Sloper juste derrière lui. Il fut encore plus abasourdit quand il vit qu'il le menaçait avec sa baguette. C'est alors qu'Harry regretta d'avoir fait confiance à ce jeune Mangemort. Il jouait au final quel rôle ? Celui du gentil ? Du méchant ? Ou du traitre à la double personnalité ?

    - Si j'aurais sût... souffla-t-il entre ses dents.

    Jack haussa les épaules avec amusement. Heureusement qu'il n'avait pas fait de mal à Ginny ou les autres, sinon, Harry se serait occupé personnellement de lui.

    Le garçon à la cicatrice au front se retourna vers le professeur Dumbledore qui lui releva ses sourcils.

    - Expliquez moi pourquoi ? Pourquoi tant de massacres ? Pourquoi avoir fait ça ?

    - Assis toi, Harry. Ça vaut mieux pour toi.

    Le concerné réfléchi à deux fois puis se résigna à faire ce qu'on lui demanda. Il s'installa maladroitement mais fut soulagé de ce savoir plus menacé par Sloper qui venait de serrer ses bras.

    Albus se redressa sur sa chaise. Il regarda droit dans les yeux Harry Potter, cet enfant qu'il avait déposé quatorze ans plus tôt devant la porte de sa tante. Lui qui était l'élu. Celui qui avait le destin de mettre fin au joug du Seigneur des Ténèbres.

    - Pour te rassurer, je te préviens tout de suite que Sirius et les autres sont toujours vivants.

    Harry jeta un regard interrogateur. La mère Weasley avait dit que l'homme même se trouvant devant lui les avaient envoyés dans une mission presque suicide.

    - J'ai dit à Molly que je les avais expédiés quelque parts pour que l'évènement qui c'est passé ce midi puisse avoir un rapport, continua toujours calmement Dumbledore

    Le rapport était qu'Harry et ses amis avaient avoués aux parents Weasley la traitrise de tout les professeurs de l'école. Ainsi, la femme avait put leur annoncer qu'Albus avait donné une mission aux membres de l'Ordre. Était-ce un plan tordu du directeur ? Mais dans quel dessein ?

    - Quel est votre excuse à ce mensonge ?!

    - Chaque chose en son temps, Harry.

    - Je n'ai pas le temps à discuter avec vous ! Lança l'adolescent en se levant de sa chaise.

    Jack eut le réflexe de le viser avec sa baguette et d'attendre le signal pour lancer un quelconque sort. Dumbledore lui fit signe de ne rien faire.

    - Ne sois pas pressé, inutile de me demandé d'aller plus vite, je ne le ferais pas.

    - Et si je vous y force ?

    Harry tenta d'impressionner l'homme âge avec sa baguette. Celui qui était pris pour cible ne bougea pas d'un cil, il était nullement effrayé par cet acte. Au lieu de ça, il redressa ses lunettes au bout de son nez, se moquant légèrement du garçon. Le bout de bois magique le faisait loucher.

    - Harry, mon cher Harry, ça rime à rien tout ça...

    - Et c'est vous qui dites ça ? Interrompit le garçon.

    - Cesse donc ces enfantillages et assis toi !

    Le ton de Dumbledore venait de changer brusquement. Il venait de s'énerver et s'était vaguement redressé de son siège. Harry s'assit par réflexe. Jack sourit.

    - Très bien, je peux continuer ? Sollicita le Directeur de nouveau calme.

    Un signe de tête forcé lui fut donné comme seule réponse.

    - Comme tu sais, les choses ce sont déroulé très vite ce midi. Je n'avais pas prévu qu'une Résistance se serait formée par toi et que tant d'élèves te soutiendrais. Et je n'avais pas prévu également qu'il y aurait beaucoup d'écoliers encore dans l'enceinte de l'école. J'en suis navré pour toute ces vies perdues.

    - Et c'est tout ce que vous avez à dire ? Des dizaines d'étudiants ont péris, des enfants qui avaient une famille ! Tout ça, à cause de vous et uniquement de votre faute !

    - Mensonge ! Il ne devait pas y avoir de morts, pas d'élèves en tout cas. Je l'ai fait pour le bien des deux mondes, Harry.

    Harry passa une main sur son visage sale. Il était si fatigué qu'il aurait tout donné pour se reposer une heure au moins. Il souffla et jeta un rapide coup d'œil à Jack. Lui, il semblait en train de rêver. Il regardait le vide avec les bras croisés. Son visage était également crasseux. Il avait dû en voir de toute les couleurs, pendant qu'il protégeait les élèves survivants. Le jeune Potter se retourna vers le Directeur pour lui demander :

    - Pour vous, qu'est-ce que le bien ?!

    Il y eu une réaction de Jack. Il se sentit gêné et dévisagea l'homme à la longue barbe. Ce dernier se redressa encore sur sa chaise. Il souffla à son tour. Et, pour la première fois, il se leva afin de se retourner et de regarder à travers la fenêtre.

    La fin de la soirée commençait, dans moins de deux heures, le soleils se lèverait et il n'y aurait qu'un seul camp gagnant à cette bataille.

    Les mains dans le dos, il ne quitta pas des yeux l'extérieur pour lui annoncer :

    - La fin de Voldemort.


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