• Chapitre 3 - Un choix

     

    Chapitre 3

    Un choix


     

    À chacun de ses pas, il redoutait ce qui allait lui arriver. Les marches grinçaient sous son poids, tandis qu'il retenait sa respiration dans toute sa descente. Descendant la dernière marche des escaliers menant aux étages inférieurs il entendit Kreattur parler. Curieux, Nolan s'intéressa à savoir avec qui l'elfe conversait, alors, il interrompit sa progression vers la cuisine éclairée – comme si les habitants de la demeure n'ouvraient jamais les volets pour illuminer les lieux de la lumière du jour.

    Quand l'adolescent s'était réveillé il y avait tout juste cinq minutes, la solitude s'était emparée de lui. En effet, être seul à son réveil dans une chambre inconnue, ne lui plaisait guère. Alors, avec motivation et lassitude, il s'était soumit à rejoindre le rez-de-chaussé seul afin de rejoindre les habitants de la maison des Black's. Bizarrement, il avait trouvé ses chaussures au pieds de son lit et il n'avait pas hésité à les enfiler.

    Nolan érafla du bout des doigts le mur de droite. Tout comme celui de gauche, il était vierge de tout cadre enfermant une quelconque photo de famille. Il ne s'attendait pas à trouver des tableaux, vu l'état de la demeure. L'espace à l'intérieur du bâtiment était impressionnant et voir que seulement une poignée de personnes l'habitaient, rendait le jeune homme jaloux. Lui, comme beaucoup d'êtres humains demandaient un toit pour toujours, et même une famille ainsi que des amis. Chose que les individus présents dans cette habitation possédaient. Nolan les enviait.

    La voix de l'elfe de maison se rapprochait de plus en plus. Le hall d'entrée se présenta devant le jeune homme, contrairement au reste de la maison, il y avait des portraits qui ornaient les murs. Le sol en parquet trahit le jeune homme quand Kreattur se retourna aussitôt pour le foudroyer du regard. Emplit d'effroi, Nolan sursauta en voyant la petite créature lui faire une grimace qui avait pour but de de le faire fuir. N'ayant aucune raison de prendre ses jambes à son cou, l'adolescent s'approcha de l'elfe qui avait une main sous des rideaux rongés par les mites. Rouge à la base, les caches – qui cachaient forcément quelques choses – étaient à présents d'un gris qui se fondait avec les murs.

    Kreattur jeta un mauvais regard a Nolan qui tenta de l'ignorer, mais en vain. Il gonfla sa poitrine et s'approcha un peu plus de lui.

    C... C'est par là, la sortie ? demanda-t-il en montrant du doigt une porte en face.

    Pas de réponse. Au lieu de ça, le serviteur de la maison familiale se retourna vers les rideaux.

    Ils ont souillés la maison avec ce Moldu, je ne permettrais pas qu'ils salissent ce qui me reste de vous.

    Harry n'avait pas expliqué à Nolan que l'elfe était également fou et peut être dangereux. Pourquoi ne répondait-il pas à sa question ? Il ne savait pas ou il n'avait plutôt pas envie ?

    Ledit Moldu ne voulait qu'une chose : aller le plus loin de cet endroit de fou. Bien qu'il savait depuis toujours que les loups-garou existaient et que le monde cachait plus d'une chose, il ne pouvait croire que cela se passait bel et bien. Trop de choses aussi folle qu'elles soient se passaient et il en était les causes. Prendre l'air lui ferait le plus grand bien.

    Bon, euh... Tu parles à qui, Créature ?

    Kreattur ! corrigea le concerné en laissant échapper un souffle agressif.

    L'elfe jura tout bas et sans quitter des yeux les caches, il expliqua :

    Que dois-je faire, maîtresse ? Que dois-je faire ?

    Contre tout attente une réponse eut lieu :

    Neutralise ce Moldu ! cracha la voix d'une femme désincarnée.

    Mais, maître Sirius Black ne sera pas content de Kreattur. Si j'élimine le Moldu, il va encore corriger Kreattur, et Kreattur ne peux se permettre de souffrir encore.

    C'est le rôle d'esclave d'obéir à sa maitresse, Kreattur ! Tu en subiras les conséquences s'il le faut mais exécutes mes ordres !

    En guise de réponse, le serviteur fit une courte révérence et se retira sans quitter des yeux le sol recouvert de poussière. Il disparut dans un des incalculable couloir du bâtiment. Nolan profita de son absence pour savoir à qui il s'adressait. Durant la conversation entre Kreattur et sa... maîtresse, il n'avait osé faire signe de sa présence. D'après ce qu'il comprenait du vocabulaire qu'employaient les compères, ils tentaient de non l'assassiner en cachette, mais de le tuer, par n'importe quel moyen.

    Un pas, puis un autre et il s'arrêta devant les caches. Aussi lentement qu'un escargot, il souleva ses mains et les précipita devant lui. Avant qu'il rentre en contact avec le tissu fragile, ce dernier s'étira des deux côtés pour laisser apparaître un tableau. Par réflexe, Nolan fit un bond en arrière. Voyant qu'il ne s'agissait que d'un portrait d'une dame, coiffée d'un chapeau noir qui semblait l'observait, il fut soulagé. Puis, s'apprêtant à refermer les rideaux, la vielle dame représentée dans le cadre se mit à bouger et à s'adresser agressivement à lui :

    Comment oses tu poser tes mains sur moi ?!

    Un cri suivit d'un sursaut échappa à Nolan.

    Les douze coups de midi venant de l'église de Londres lui rappela qu'il était éveillé. Se hâtant de rejoindre la sortie, il oublia de tirer les caches et à la porte qu'il avait aperçut plutôt, il posa la main sur la poignée ronde et s'aperçut qu'il n'avait pas le poids de son sac personnel sur son dos. Il jura en pensant aux affaires dedans ainsi que son argent. Faire marche arrière pour le chercher allait le dénoncer aux habitants de la maison, il fallait donc l'oublier et fuir sans. Si ses éducateurs lui demanderaient où il était durant cette nuit et ce qu'il a fait de son sac, il répondrait qu'il fut attaqué par un loup sauvage. Personne ne le croirait sûrement mais c'était une raison valable.

    La poignet se tourna, sauf qu'une force venant de l'extérieur déclenchait ceci. Nolan en fut plus que surpris quand la porte se poussa vers lui. Il s'écarta de plus belle quand il vit la lumière éclatante de la journée l'aveugler et et un homme qui paraissait avoir la centaine d'années se dresser au seuil de la porte. Une longue barbe grise pendait jusqu'à ses genoux, des lunettes en demi-lune au bout du nez et une chemise de nuit en guise d'habit décrivait cet inconnu. Il ne parut pas surpris de voir l'adolescent.

    Bonjour, Nolan, fit-il avec un sourire au bout des lèvres.

    Bon... Bonjour, répondit le jeune homme sans cesser de reculer. Comment connaissez vous mon nom ?

    Toujours le sourire aux lèvres, le vieil homme rentra et ferma la porte derrière lui, plongeant de nouveau le hall d'entrée dans une légère obscurité.

    Je me nomme Albus Dumbledore, je suis un ami des personnes qui t'ont recueillit. Ne t'inquiète pas, je ne te ferais pas de mal.

    Un rictus retentit à la fin de sa phrase.

    Les jambes qui flageolaient, Nolan recula jusqu'à qu'une main dans son dos lui fit tressaillir. La mère Weasley ainsi que les autres individus de la veille et trois êtres en plus, se trouvaient derrière lui.

    Ah, Dumbledore. Il me semblait bien avoir entendu du bruit, expliqua la mère de famille.

    Le concerné acquiesça d'un signe de tête ; sa façon de dire bonjour à tout le monde d'un seul coup.

    Je vois que tu as fait la connaissance de notre invité, continua Molly d'une voix joyeuse. Je ne sais pas ce que tu nous proposes, mais, nous ne pouvons rien faire envers ce jeune homme.

    Je regrettes de mon retard, mais comme vous a signalé Hagrid, j'ai des problèmes à régler au plus vite, et celui de Nolan en fait partit.

    L'adolescent jeta un coup d'œil au dessus de son épaule et remarqua un homme non présent la veille. Personne ne pouvait louper cet individu se trouvant tout derrière. C'était un demie géant, limite à ce qu'il prenne la tête au plafond. Aussi enveloppé qu'un ogre, il possédait une barbe mais moins longue que celle de Dumbledore.

    Très bien, discutons de ça dans le salon, invita du bras Arthur en montrant le long couloir où sur la gauche se trouvait la cuisine.

    Sans plus attendre, la quinzaine d'individus se dépêcha de rejoindre la salle en question où ils auraient toute la place et le loisir de converser. Poussé par la mère Weasley, Nolan suivit le groupe et rentra dans le salon.

    Une fois que toute âmes fut installée, Nolan remarqua deux personnes qu'il n'avait pas vu la veille. Une jeune fille de treize-quatorze ans aux cheveux roux qui devait être Ginny et donc la fille de la famille Weasley – composé de Arthur, Molly, Fred, George, Ron, enfin, de ce que Nolan savait d'eux. L'autre, était une jeune femme aux cheveux rose et au visage angélique. Fred lui avait soufflé avant de rentrer dans la salle que cette femme se nommait Nymphadora. C'était cette jeune femme qui avait secourut le Nolan la veille. Ce dernier en fut gêné.

    Il s'assit sur un siège entre deux fauteuils et face à lui, Dumbledore le regardait sur sa propre chaise. Hagrid ainsi que Alastor se tenaient debout prêt de l'entrée, le reste des personnes fut placé aléatoirement sur les canapés. Nolan aurait juré que cette salle était celle où il avait atterrit la veille au soir. Seulement, plusieurs sièges furent ajoutés.

    Bon, commençons par le commencement, dit Dumbledore en se tournant vers la femme aux cheveux rose. Nymphadora, dis nous pourquoi tu as ramenée Nolan ici, dans le Quartier Général de l'Ordre ?

    Tout les regards se pointèrent sur la concernée, comme si elle allait témoigner d'un crime au tribunal. Sans aucune timidité, elle s'exprima :

    Hier soir, je faisais ma ronde comme à mon habitude dans Little Whinging. J'étais en train de surveiller le cousin de Harry – Dudley Dursley – et sa bande de voyou quand ils ont accostés verbalement Nolan (celui-ci confirma de la tête). Ainsi, j'ai surveillé leur discussion et, quelques minutes après, un garou a fait son apparition.

    Un loup ? se renseigna Dumbledore.

    Oui, un loup garou, reprit-elle. La bande à fuit avec leurs jambes à leur cou tout en hurlant (elle ricana en repensant à ce moment là) tandis que le loup a pourchassé Nolan. Je n'ai pas compris alors pourquoi il s'attaquait à un Moldu. Pour qu'un garou en arrive à là, il devait y avoir une bonne raison. J'ai eut dû mal à les poursuivre – c'est que pour un simple humain, il court vite – et...

    Elle fut interrompu par un signe de main du vieil homme.

    Qui nous dit que ce n'est qu'un ''simple humain'' ?

    Voyons, Dumbledore, fit Molly. Il ne connait rien du monde des Sorciers, ce n'est qu'un Moldu, un point c'est tout.

    Silence total. Pour Nolan, on ce foutait de lui. Était-ce une farce de la part de ses éducateurs ? Il savait que ce n'était point un rêve, mais peut être qu'il était la cible d'une émission de télévision.

    Certes. Nous ne savons rien de lui, et...

    On ne peut pas lui faire confiance, interrompit Alastor.

    Dumbledore n'appréciait pas qu'on lui coupe la parole, surtout pour dire des choses que lui même ne pensait pas.

    Je lui fait confiance, moi.

    Comment pouvait-il lui faire confiance, alors qu'ils ne se connaissaient pas ? Tout le monde se le demandait intérieurement, y compris Nolan. Personnellement, il ne pouvait faire confiance à des inconnus même si ceux-ci l'avaient secouru et hébergé. Ils étaient bien sympa, mais il n'avait rien demandé.

    Tu as autre chose à ajouter, Nymphadora ? demanda l'homme âgé.

    J'avais fini, rassura-t-elle. Quand je suis intervenue, Nolan gisait sur un véhicule à moteur Moldu et le loup-garou semblait très en colère, je ne sais pas ce que tu lui as fait pour être dans un tel état (elle disait cela en regardant l'adolescent).

    Justement, je n'ai rien fait, protesta Nolan en se redressant, je n'ai rien fait ! Il m'a attaqué sans raison.

    Dumbledore resta pensif. Sans quitter des yeux Nolan, il réfléchissait. Au bout de plusieurs secondes de calme, il reprit :

    Alastor, confirmes tu que tes tentatives au sort Oubliettes se sont voués à l'échec ? Aucun résultat n'a eu lieu ?

    Il confirma.

    Que faire de toi, Nolan Daïl ?

    Là est la question, répondit-il en rentrant dans le jeu du regard du vieil homme.

    Le regard d'un homme... Rien ne pouvait différencier ce combat. Avec ce geste, certains adolescents ignorant du monde qui les entourent, se faisaient des duels d'attention ; celui qui détournait les yeux de l'opposant perdait. Ainsi, ils gagnaient le respect. Nolan se risquait de jouer à ce genre de jeu, mais peut être que son adversaire de connaissait pas le but... peut être. À la fois violent et émouvant, les yeux en prenaient de toutes les couleurs. La surface de chaque œil se desséchait à chaque seconde à cause de l'atmosphère et l'envie de gratter et fermer les paupières les hantaient. Nolan se força de retenir encore un peu, puis il eut la surprise de voir son rival céder en détournant les yeux vers Sirius Black. L'adolescent cligna quelques fois ses yeux pour les hydrater.

    Sirius ? demanda Dumbledore.

    Je suis navré, Albus, mais je ne peux pas.

    En soufflant, il porta son attention de nouveau à Nolan. Il porta une main à l'intérieur de la manche de son autre main et se gratta.

    Je te donne le choix, Nolan : soit tu comprends que l'univers dans lequel tu as grandi n'est que mensonge et que le Monde des Sorciers t'est révélé. Si tu acceptes cette réalité des choses, je te propose une place pour Poudlard – une école de Sorcellerie Anglaise.

    A cette révélation, la famille Weasley resta sans voix, tout comme Hermione, Harry et Alastor. Sirius, Lupin et Hagrid n'en furent pas étonnés.

    Le coude sur le genoux, la main supportant sa tête sous le menton, Nolan réfléchit. Une proposition d'embauche, que gagnerait-il ? Un toit et le repas gratuit ? Quel serait son rôle ?

    Ou soit, tu repars bredouille dans ton foyer, en expliquant que tu te fais attaquer par un loup sauvage et tu ne parles à personne de ce qui c'est passé cette nuit. Tu oublies tout – puisque manuellement, on ne peut pas le faire – de ce que tu as vu ici. Personne ne doit savoir.

    Qui me croirait de toute manière ?

    De nouveau, un silence s'installa. Tout le monde se regarda, attendant que l'un d'eux réponde.

    Qui ? Hein ? Qui ? Personne !

    Il n'avait pas tort. Personne ne le croirait, tout le monde se foutrait de lui. Si Dudley et sa bande – Piers, Dennis, Malcom, Gordon – auraient rapportés le tout à leurs proches, ils devraient paraitre à présent pour des fou, sauf le fils Dursley dont la famille avait sûrement l'habitude des choses bizarre avec Harry dans leur domicile.

    Tu choisis quel choix, Nolan ?

    Le second.

    Tu es sûr ?

    Hésitant d'affirmer, il examina Harry qui lui incitait de changer de choix et qu'il ne le regretterait pas. Mais, c'était plus fort que lui. Vivre une vie normale ne le dérangeait pas, mais vivre une vie remplis d'aventure était dangereux et il ne voulait pas mettre sa peau en danger.

    Sache que si tu changes d'avis, Hagrid patientera au Chaudron Baveur – un Pub – situé à Londres, jusqu'à demain midi. Mais, tu ne crains rien avec nous. Je sais beaucoup de chose sur toi, Nolan, et ce que tu vis dans ton foyer est quelque chose d'horrible, je pense que changer d'espace peut te faire du bien, expliqua Albus Dumbledore.

    Vous pensez ? Vous ne savez rien de ma vie ! explosa Nolan en se relevant.

    Le sac à dos de Nolan se trouvait étrangement au pied de son siège. Il le ramassa, le positionna à sa place et se dirigea vers la sortie. Le demie géant bloquait entièrement le passage.

    Tout les individus se levèrent également, pensant que la discussion n'avait plus lieu d'être. Ils se précipitèrent à la sortie, tandis que le jeune Daïl tentait lui même de passer.

    Ça ne sert à rien de s'énerver, dit le vieil homme.

    Dumbledore, vous faites une grave erreur, commenta Alastor. Ne le laissez pas partir, il sait trop de chose sur...

    Il ne dira rien.

    Comment le savait-il ? Pour le plaisir, Nolan balancerait tout ce qu'il connait de ce monde de... Sorcier, avec cette école de Poudlard, ce Quidditch et ce Viktor Krum. Même si il n'avait pas d'image en tête pouvant lui dire de quoi il parlait, il éprouvait une connaissance à ce sujet.

    Laissez moi sortir. Je veux partir d'ici.

    Sirius s'humecta les lèvres :

    Ne joue pas à l'innocent, Nolan. Tu te doutes bien qu'on va te surveiller quelques temps, pour être sûr de tes promesse.

    Sans regarder son interlocuteur, le jeune homme chercha une faille pour échapper à Hagrid, mais en vain. Il porta une main à ses cheveux, les coiffa rapidement, puis tendit sa veste et remonta son pantalon qui commençait à tomber.

    Je veux sortir, fit-il en articulant à chaque mot.

    Dumbledore fit un signe de tête au demi géant qui s'exécuta. Il fit un pas, puis un autre en arrière. Le plancher grinça sous son poids et les murs vibrèrent.

    Alors que Nolan passa dans le couloir, Kreattur sortit de la cuisine avec un couteau de charcuterie. Quand ce dernier aperçut son maître Sirius Black, il cacha l'arme sous son vêtement crasseux aux innombrables trou, en l'entaillant davantage. Le Moldu l'avait remarqué et se sentit mal à l'aise. Allait-il se faire agresser malgré la présence de nombreux témoins ? Non, l'elfe de maison se retira.

    Arrivé à la porte d'entrée, Nolan se précipita de l'ouvrir et de s'échapper de ces lieux sans fermer la porte derrière lui. Il partit en courant, serrant des poings. Ce qui était sûr, c'est qu'il n'allait pas oublier de si tôt ce qu'il venait de vivre depuis la veille...


     


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