• Chapitre 1 - Fuir pour survivre

    Chapitre 1

    Fuir pour survivre


     

    Comment ne pas résister face à cette merveille ? Se demanda Nolan Daïl en s'arrêtant devant une Jaguar de toute beauté.

    Il la contempla sous tout les angles possible. Elle brillait sous les rayons de la pleine lune. La première pensée qui traversa l'esprit de Nolan, fut qu'elle était bien entretenue par son propriétaire. Chose qu'il appréciait. Posséder une telle voiture de collection et bien conservée n'était pas à la portée de tout le monde. Certaine personne en achetait uniquement pour se la péter. Mais, pour des êtres plus intelligents, c'était une question de culture en mettant ce véhicule en valeur, afin de ne jamais l'oublier dans l'histoire automobile.

    Intérieur en cuir noir, type cabriolet, d'origine française, elle possédait également la couleur d'un rouge à lèvre timide. Le détenteur de cette Jaguar avait mit le paquet et n'était sans doute pas un amateur au niveau des voitures de collection. Pour l'adolescent, cette voiture était unique, peut être un rare exemplaire produit et mit en vente.

    Il resta ainsi durant cinq minutes, jusqu'à qu'il soit chassé par la femme qui possédait cette décapotable. Nolan laissa échapper un sourire. Quatre minutes quarante sept, avec ce petit laps de temps, le garçon aurait put voler ce moyen de transport. A l'avenir, il faudrait que la femme soit plus rapide. Laisser cette perle en plein milieu de la rue était risqué, mais si le propriétaire veillait, ça ne devait pas poser de problème.

    Nolan reprit son chemin. Il aimait errer ainsi, alors que les éducateurs de son foyer se faisaient un sang d'encre à chacun de ses retards. Il était sortit en ville, comme à son habitude. Traîner dans Little Whinging n'était pas son truc, contrairement à certains délinquants. Des voyous chouchoutés par leurs parents, c'était un comble. Comment une mère pouvait gâter son fils, alors que ce dernier frappait les plus faible que lui avec sa bande juste pour le plaisir ? Le jeune Daïl se le demandait bien. Cette pensée visait actuellement celui qui le martyrisait une fois de temps en temps avec ses copains. Ce, Dudley Dursley qui lui faisait horriblement peur. Non par ce qu'il était violent, mais, son physique était repoussant, et Nolan redoutait toujours que cet être sans cœur le cogne encore une nouvelle fois, avec toute ses forces.

    La pleine lune prenait presque tout l'espace du ciel. Proche, elle semblait dégager une sorte d'énergie qui fit tressaillir l'adolescent. Il regarda sa montre ; vingt deux heures trente cinq, il commençait à se faire tard. Il fallait rentrer. Mais il aimait tellement cette liberté de vivre. Lui qui fut enfermé tellement longtemps par ses parents, avait trouvé un meilleur endroit avec ce foyer proposé. Il ne travaillait pas, il ne faisait aucune études, mais avec l'argent de poche que lui versait chaque mois ses éducateurs, il s'était pris la peine d'économiser pour passer le plus clair de son temps au centre-ville de Londres. Qu'est-ce qu'il faisait là bas ? Nul le sait, il préféré se faire tout petit dans cette capitale.

    Sa veste bleue foncé ne possédait aucun motif. Seulement cette couleur sur toute la surface, deux poches qui se fondaient dans le tissu et cette fermeture éclaire blanche, remontée au niveau du cou. Les mains dans les poches de celle-ci, il avança de quelques mètres avant de s'arrêter suite à une démangeaison au niveau de son genoux gauche. Il fit une légère acrobatie et gratta par dessus son jean moulant sombre avant de reprendre son chemin. Un sac où des vêtements personnels prenaient place, pesait sur son dos. Il avait toujours ses affaires sur lui, au cas ou si il décidait de ne pas rentrer un soir, voir plus.

    A chacune de ses expirations, de la buée sortait de sa bouche ; la nuit était fraiche. Les yeux glauques, une bouche fine, un nez dans la moyenne et sa barbe de trois jours représentaient ce jeune adulte de dix sept ans. Ses cheveux étaient long jusqu'à couvrir la moitié de ses oreilles et teintés auburn. La couleur se rapprochait plus à châtain avec des reflets roux. Petit de cent soixante et onze centimètres, il bénéficiait d'un charme qu'il avait dû mal à mettre en valeur. A cause de cette complexité, il n'avait obtenue aucune conquête amoureuse. Pour ce qu'il sache, ça ne le tuait pas, mais il aimerait tant vivre la joie d'aimer et d'être aimé. Un jour, ça serait le cas, il le savait, tout le monde avait une âme-sœur quelque part dans ce monde.

    Il s'arrêta. Quelqu'un s'approchait de lui, non, un groupe, les rires n'étaient pas trompeurs. Il se retourna et put voir ce qu'il regrettait le plus : Dudley et sa bande. Piers, Dennis, Malcom, Gordon, ils étaient tous là. Nolan tenta de se cacher, mais ce fut trop tard quand il fut abordé verbalement :

    Hey ! Nolan !

    Il se figea sur place repliant sa tête dans ses épaules. Qu'est-ce qu'ils lui voulaient encore ? Il allait le savoir très vite. Les cinq amis se précipitèrent à le rejoindre. L'un d'eux monta sur une voiture pour sauter à pied joint sur la route. Personne n'était dehors à une heure si tardive, personne n'était témoin, sauf Nolan.

    Dudley jouait avec sa canne personnelle entre ses mains.

    Alors, Nolan, on fait une ballade nocturne ? demanda le plus grand et le plus débile du groupe en souriant.

    Sur cette phrase, tout les membres du groupe rigola. Le solitaire sourit également, se moquant légèrement de l'adolescent se tenant face à lui. Il était dé-stressé, ou du moins, il tentait de faire en sorte. C'était dur de faire semblant, surtout qu'il savait ce qui l'attendait. Alors, il tenta de détendre l'atmosphère :

    Si vous voulez m'accompagner, ne vous gênez surtout pas, une compagnie féminine ne me déplait en aucun cas, au contraire, et ne vous inquiétez pas, je ne vais pas abuser de vous.

    Il dit cela d'un ton plutôt sérieux. Les rires cessèrent d'un coup et le visage joyeux des amis se transforma en grimace violente. Il venait de les énerver. Lui même le remarqua après avoir médité deux secondes sur sa phrase. Ce n'était pas le genre de chose qu'il disait d'habitude. Il recommença à stresser. Sa bouche était tendue, essayant de former un sourire des plus original.

    Comme ça tu fais de l'humour ? se renseigna Dudley.

    Nolan approuva par réflexe.

    Tu es un comique ? Tu sais ce qu'on fait nous, à ce qui nous prennes pour des cons ?

    Il le savait bien, oh que oui, puis ce geste de frapper son poing fermé contre la paume de son autre main en disait plus.

    Pourquoi vous m'emmerdez ? Je ne vous ai rien fait ! protesta Nolan. Tu ne vas plus à la ''chasse au Harry'' ?

    Il s'adressa à Dudley, et Harry était le cousin bizarre qui vivait chez lui uniquement pendant certaines vacances. Il devait passer le plus clair de ses années scolaire en internat de son école.

    Il est partit, fit le fils Dursley.

    Et il faut de quoi s'occuper en attendant son retour, continua Malcom en tournant autour de sa prochaine victime.

    Ses amis approuvèrent. Nolan lui, trembla. Bien qu'il soit le plus grand – en âge – qu'eux, il se sentait faible. Et dans une situation pareille, il y avait de quoi.

    Tu as peur ?

    Comment veux-tu ne pas avoir peur face à cinq filles de votre genre ? répliqua sèchement le garçon possédant la veste bleue à un adolescent sur sa droite.

    Dudley s'impatientait. Il cognait de plus en plus fort son poing contre son autre main. Et les quatre autres étaient chaud pour une petite bagarre.

    Pourquoi tu nous traîtres de ce qu'on est pas ?

    Si vous n'êtes pas des filles ? s'esclaffa Nolan. Non, mais attendez, vous croyez que s'en prendre à quelqu'un à cinq c'est digne de vrais mecs ?

    Ouais, où est le problème, on partage notre passion.

    La bande rigola sur la réponse du leader. Dennis et Malcom s'échauffèrent leurs poings, Gordon et Piers, eux, étaient derrière Dudley, attendant le moindre signe pour passer à l'action. C'étaient des ''chiens-chiens à leur papa'' et ils obéissaient à n'importe quel ordre. Nolan était dégouté.

    Il recula d'un pas, les autres rigolèrent de plus belle.

    Je... Je ne veux pas me battre moi.

    Non ! Tu n'as pas compris. On ne veut pas ton avis. On va te battre un point c'est tout, que tu le veuilles ou non.

    Eh, ouais. Alors commence à prier car tu vas avoir mal.

    Nolan redoutait ce qui allé lui arriver. Il était au mauvais endroit, au mauvais moment, comme à chaque fois où il se fait tabasser par la même bande. Son cœur s'emballa en voyant ses cinq agresseurs se rapprochaient de lui. Il tenta de se retirer mais il trébucha suite à un croche-pied de Malcom. Il tomba sur son dos, son sac amorti la chute tandis que le groupe recommença à se foutre de lui.

    Humilié, voilà le mot qui résumait la situation. Par chance, il n'y avait aucun spectateurs dans les parages. Nolan voulait retourner au foyer maintenant, et se coucher dans son lit douillet mais il savait que ce n'était pas possible.

    Dudley leva sa canne et s'apprêta à porter le premier coup quand un bruit bruyant l'interrompit. On aurait dit la destruction d'un véhicule. L'adolescent couché au sol ne voyait rien, les cinq autres regardaient tous dans la même direction et étaient pétrifiés. C'était quoi ? Une météorite ? Une tuile d'un bâtiment qui venait de tomber sur une voiture ? Une personne qui c'est suicidée ? Nolan remerciait en tout cas ce signe qui venait de lui sauver la peau.

    Il regardait la pleine lune parsemée de cratères visible à l'œil nu et entourée d'étoiles. Elle était vraiment bizarre ce soir. Il respira profondément, fermant les yeux pensant que les voyous allaient s'intéresser de nouveau à lui puis, cinq secondes après, il les rouvrit. Ils étaient toujours là, attirée par quelque chose. Soudain un hurlement inhumain déchira les tympans de tout le monde. La thèse d'un quelconque objet tombé était retirée, même d'un humain. Les cinq adolescents hurlèrent tout ce qu'ils avaient dans leurs poumons puis, prirent les jambes à leur cou avant de s'enfuir. Nolan en profita pour se relever. Une fois fait, il passa une main vite fait sur son postérieur pour se débarrasser de l'humidité du sol et rajusta sa veste.

    Quand il tourna la tête, il vit un monstre. Une créature sortit tout droit des contes pour enfant ou des films d'horreurs. Un animal qui était sur ce qui restait du capot d'une voiture garée sur le trottoir voisin. Il possédait des poiles sombres, de longues oreilles, de gros yeux et des dents aiguisées comme les couteaux d'abattoir. Ses griffes de ses pattes arrière et d'une patte avant, s'enfonçaient dans le toit de l'automobile pour tenir en équilibre. Des tâches rougeâtre teintaient sa fourrure, et du sang coulait de sa gueule. Nolan resta figé, essayant de garder son sang froid. Il savait ce qu'était cette créature, mais dont il ignorait, c'était d'où elle venait et si c'était bien réel.

    Un, deux, trois pas en arrière et il cessa de bouger, suite au nouveau beuglement du loup-garou. Les poiles de sa nuque se hérissèrent, son cœur frappait férocement contre sa poitrine et ses mains tremblaient. La peur venait de s'emparer de son corps.

    Pourquoi la créature ne réagissait pas ? Pourquoi elle ne l'attaquait pas ? Elle le regardait de la tête au pied, et commença à grogner. De la bave épaisse s'écoula de sa gueule. Un geste et elle sauta du véhicule où elle reposait depuis peu, Nolan décampa aussi vite que possible.

    Il courut sans vraiment savoir où aller. Il traversa une rue où un lampadaire clignotait irrégulièrement. Un chien attaché à sa niche aboya alors qu'il passa à travers le jardin d'une propriété privée. Ensuite, il sauta par dessus une barrière et atterrit comme il faut sur ses pieds. Il prenait de l'avance sur ce loup-garou, mais il se demandait ce qu'il lui voulait.

    Nolan était un adolescent à l'esprit ouvert. Depuis toujours il disait la même phrase à ceux qui le prenait pour un fou : ''Vous n'y croyez pas ? Est-ce que vous avez une preuve que ça n'existe pas ?'' mais souvent on lui répondait par ''On te retourne la question, prouve nous que ça existe'' et à chaque fois, il ne savait quoi répondre. Mais là, il avait une preuve ultime, celle d'un monstre en chair et en os qui le poursuivait. Si seulement ses éducateurs pouvaient le voir.

    Le garçon se retenu de hurler, c'était inutile de le faire, ça n'aurait aucun impacte pour les habitants qui devaient être sûrement plongé dans un profond sommeil. La bête hurla de nouveau férocement. Le garçon ne se retourna pas et fonça droit devant. Un terrain était là, une mini forêt qui pourrait le cacher. Il osa jeter un œil par dessus son épaule et vit la silhouette du garou au loin qui galopait à quatre pattes.

    Les arbres étaient à portés, quand il y glissa son visage en premier, il sentit la rosée de la nuit couler des feuilles et lécher ainsi sa figure. Des hautes herbes cachaient des ronces qui ne se privèrent pas d'égratigner les jambes recouverte de l'adolescent. Il grimaça en sentant la douleur le démanger. Ses pas semblaient lourds, la terre était mouillée. Il manqua plusieurs fois de s'étaler sur toute sa face à cause des racines camouflées.

    Bordel de merde !

    Il avait peur. C'était la première fois qu'il courrait aussi vite et aussi longtemps, l'adrénaline lui faisait oublier toute sa fatigue et le désespoir qui l'assaillait mentalement comme physiquement. Finir en tant que casse-croûte pour un monstre n'était pas dans ses projets.

    Au dessus de lui, la lune fut cachée par le haut des arbustes et des cris d'animaux rendait le milieu hostile. Il n'était pas bienvenue dans ces bois, il ferait mieux de sortir d'ici rapidement. Dix mètres plus tard, il vit au dernier moment une pente et ne pût s'arrêter à temps. Il glissa tout en faisant des roulades. La lourdeur de son sac l'attirait un peu plus vers le bas. Des mottes de terre humide accompagnée d'herbe s'envolèrent au dessus de lui. Il chuta ainsi sur plusieurs mètres, pour s'arrêter brutalement contre un lampadaire. Il l'avait frappé de plein fouet et ses côtes lui firent horriblement souffrir. Il se releva à l'aide du poteau et s'aperçut qu'il se trouvait sur un trottoir.

    Un arrêt de bus était présent, des véhicules roulaient un peu partout, l'endroit semblait être vivant. Une série de bâtiments s'élevant sur plusieurs étages était de l'autre côté de la route. Avant de la traverser, il scruta le haut de la dune où ce développait la petite forêt. Le loup-garou l'épia.

    Nolan cracha un juron. Des larmes perlèrent ses yeux. Il se teint le côté gauche et aborda le passage piéton le plus proche, tout en boitant. Une voiture se stoppa à quelques centimètres du passant et klaxonna. L'adolescent présenta ses mains, signe d'excuse, puis reprit son chemin d'un pas pressé.

    La créature dégringola maladroitement la dune mais parvint au bitume sur ses quatre pattes. Nolan avait déjà rejoint l'autre côté quand elle arriva au niveau la voiture toujours à l'arrêt. La femme qui conduisait le véhicule ne pût s'empêcher de crier et de faire marche arrière à grande vitesse. Elle s'encastra sur un camion garé. Le loup-garou ne prêta pas attention à cet accident mais se concentra sur le jeune homme qui venait de disparaître de son champ de vision.

    Une douzaine de canards survolèrent l'endroit et projetèrent – grâce à la lune – leur ombre sur le sol. Nolan lança un rapide coup d'œil dans le ciel et les aperçut se diriger vers le sud. La pleine lune était la raison de ses problèmes. L'humain qui s'était transformé en loup-garou devait souffrir à chaque nuit de pleine lune. Il fallait que ce satellite Terrestre soit voilé par de quelconques nuages.

    Le garçon poussa un passant alors qu'il tourna dans un coin. Il s'excusa sans plus et continua son chemin. Plusieurs pas après, il entendit un ''oh mon dieu'', puis un cri de douleur. La bête était proche.

    Un arche attira son attention. Il se dépêcha d'y parvenir et rentra dans la cour d'une banlieue. Des édifices haut de deux étages entourait l'endroit. Des jeux pour enfants étaient dressés sur des graviers, et Nolan enjamba l'un d'eux. Les lieux étaient plongés dans le noir total. Aucun lampadaire ne fonctionnait. Signe de malchance ? Il le pensait. Il ne savait pas où il déambulait, les rayons lunaire ne provoquaient pas assez de luminosité. Alors, il buta sur quelque chose et perdit l'équilibre. Ses mains furent écorchées alors qu'il les utilisa pour amortir la chute. Il sentit sa peau brûler sous ses vêtements, et son sac passer par dessus sa tête.

    Un grognement résonna. Un grondement annonçant l'épuisement, la lassitude et l'énervement. Une ombre passa au dessus de Nolan. Ce dernier se retourna d'un coup et vit le loup-garou baver sur ses vêtements. Par réflexe, Nolan lui donna un coup de ses deux pieds joints et la bête recula de quelques pas. Il se redressa et s'échappa encore. A cloche pied, il passa par dessus une barrière séparant le jeu pour enfant au terrain de boules, mais il fut rattrapé une nouvelle fois. Un coup dans son sac à dos lui fut donné et il fut projeté à plus de trois mètres de haut sur une dizaine de long. Il atterrit sur le par brise d'une voiture stationné. Quasiment inconscient, il gémit. Il ne pouvait plus bouger et le monstre se rapprochait. Le long de sa colonne vertébrale lui faisait mal.

    Une femme vêtue d'une cape ancienne apparut par magie aux côtés de Nolan. Celui-ci venait de perdre conscience. L'inconnue regarda le loup-garou qui c'était arrêté en la voyant. Il lâcha un féroce cri et chargea. La femme toucha Nolan et disparut, se volatilisant de la même façon de son arrivée.

    La bête donna un coup dans le vide qui traversa le capot du véhicule où gisait il y a même pas une seconde sa cible. Mécontent par son travail, elle regarda la lune, se redressa sur ses deux pattes arrière et lança son rugissement sauvage mythique...


  • Commentaires

    1
    luna84
    Mardi 18 Mai 2010 à 17:29
    c'est superbe!!! J'adore ça!!!
    2
    Joadar Profil de Joadar
    Mardi 18 Mai 2010 à 17:32
    Merci beaucoup :D
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